lieux communs (et autres fadaises)

vendredi 26 août 2016

voici des fruits des fleurs

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jeudi 25 août 2016

des feuilles et des branches

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mercredi 24 août 2016

paris en temps réel ou presque 2

dimanche

Plutôt bien dormi 
(6h avec la machine et 3 de plus sans)
Un gros petit déj', puis longues hésitations sur le programme du jour. Finalement première séance à 11h : MOKA , pour Emmanuelle Devos (et Nathalie Baye qui s'en sort très bien aussi, en blonde) dans un film de vengeance assez tendu, qui manque de virer à la catastrophe mais nous offre une jolie fin.
J'avais prévu d'aller ensuite à l4archipel mais il pleut, alors retour à l'UGC Les Halles pour voir LE BON GROS GEANT. Dans une petite salle, une copie curieusement rédigée pour le VF (tout est écrit en français) mais pourtant en VO. Longtemps que je n'avais pas vu de film de Spielberg; Trouvé ça saoulant au début (les gros bourrins de géants) mais c'est beaucoup mieux ensuite.
Puis je repars vers l'Archipel, tout le long du Bvd de Sébastopol, où je vais voir BELLA E PERDUTA, un film italien très beau mais très ambitieux. Arlequin, camorra, buflone, Donizetti, ritalissime avec des acteurs dans leur propre rôle. Complexe.
Auparavant, j'ai discuté avec un vieux très gros monsieur brésilien, amateur de cinéma italien, qui me salue poliment après avoir échangé quelques mots à l'issue de la séance.
Et je rentre à l'appart me faire sauter des courgettes...

lundi

Dormi moyen
Après le petit déj' et quelques tergiversations, (je regarde les sites où on peut acheter des appareils photo numériques, c'est comme si j'étais en manque...) direction MK2 Beaubourg (le pass navigo a bien été activé) à 10h40 pour LE DECALOGUE 9 et 10, Du très beau cinéma en copie restaurée, celui sur les infidélités matrimoniales (dont je me souvenaos très peu) et celui sur les timbres (dont je me souvenais, par contre, très bien.
Puis je prends le métro pour aller où ça? Après réflexion, au MK2 Bibliothèque, o= je vais voir TONI ERDMANN, joli film allemant aussi bien fichu que touchant, mais certainement ni la Palme d'Or ni la comédie joyeusement poilante que la majorité des crtiques avaient décrit(e?)...
En rentrant je photographie dans le métro un jeune homme très joli avec mon téléphone... Direction les Halles où je chope à l'UGC le dernier STARTREK qui est très pyrotechinque z'effets spéciaux au début, mais s'arrange un poil ensuite - mais reste très bruyant, et trop visiblment ciblé ados) ; parce qu'on y entrevoit un couple homoparental et parce qu'un des personnages s'appelle Chékov, il sera beaucoup pardonné...
Retour à l'appart pour y cuisiner des spaghettis (avec le reste de courgettes d'hier)

mardi

Pas trop mal dormi
Jourrnée de merde. Lumbago d'abord (en me penchant pour prendre un truc dans la valise); Un petit, mais quand même. Je marche comme un petit vieux jusqu'à la pharmacie

(là j'avais raconté lce qui s'est passé ensuite minutieusement, tout bien en détail, et, à la fin, Canalbl*g a planté et refusé d'enregistrer, ne sont restées que les trois premières lignes, j'ai pensé que c'était un signe et donc je ne recommencerai pas)

Pour résumer, mon portefeuille s'est volatilisé entre le magasin Boulinier de Bonne Nouvelle et le quai de la station Bonne Nouvelle, soit une centaine de mètres grand maximum, Au décompte des pertes, ma carte bancaire (j'ai fait immédiatement opposition téléphoniquement, ça coûte bonbon), ma carte d'identité (bah j'ai un passeport) ma carte vitale, et 25 euros (heureusement, la veille, j'avais transféré 100 euros qui s'y trouvaient dans la poche de ma valise restée à la maison... comme un pressentiment, pourrait-on dire)
Ca m'a agacé, avouons-le, mais pas plus que le lumbago qui continuait de flamboyer dans mon dos à intervalles réguliers.
après avoir fait l'opposition et divers trajets en métro, je me suis retrouvé aux Halles, et suis allé voir deux films coup sur coup : d'abord ENDLESS SUMMER, sur un groupe de surfers, film merveilleusement idiot et inintéressant qui m'a juste permis de passer le temps et de me ressaisir, suivi de INSAISISSABLES 2, une histoire de magiciens justiciers hyper doués et désintéressés, avec à leur tête Mark Ruffalochounet, toujours aussi mimi et là je me suis même intéressé au film, qui est virtuose (même si ciblé ados) et qui m'a même donné envie de voir le 1!
puis retour à l'appart (il y fait très chaud) casse-croute, petite lessive, soirée tranquille avec la Leffe rituelle...
Demain est un autre jour...

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et puis voici mon coeur

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mardi 23 août 2016

qui ne bat que pour vous

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dimanche 21 août 2016

encore des polars 2

PROMESSE
(les enquêtes du Département V/6)
de Jussi Adler Olsen

C'est Marie qui m'a fait découvrir cette série, et il était donc logique que ce fût elle qui me le prêtât. On retrouve donc notre trio d'enquêteurs chéris (Carl le grincheux, Assad son assistant syrien et aussi délicieux qu'un loukhoum, et Rose la gothique bipolaire), qui vont rouvrir le dossier d'une affaire vieille de 20 ans : une demoiselle, à bicyclette, un beau matin, a été percutée par un chauffard (et projetée dans un arbre, où elle est morte) qui a pris la fuite. Et le flic qui a mené l'enquête en vain pendant vingt ans les contacte en faisant d'eux son unique espoir...
Je dois avouer que les précédents m'avaient graduellement un peu déçus (en fait, depuis le début de la série, l'intérêt pour les enquêtes racontées -minutieusement, oui, avec le même rythme que celles racontées par Sjowal et Wahloo, que j'adorai en leur temps : une enquête où au départ il n'y a rien, et ou, par un extraordinaire et patient travail de fourmi, on va finir par découvrir, à force d'acharnement, un genre de brindille minuscule qui va permettre de débloquer la situation et de faire démarrer véritablement les recherches -, l'intérêt, donc, décroit, tandis que ce qui nous "tient" -et l'auteur est dué pour ça- c'est la description des rapports entre les trois acolytes -avec un gros faible bien sûr pour Assadchounet) et que les 650 pages bien tassées de celui-ci m'ont donné au début une certaine appréhension. Construit suivant la technique habituelle  à JAO, le récit alterne les chapitres "maintenant" et ceux "il y a un certain temps", nous dressant ainsi le portrait d'une (ou d'une) méchant(e) -je vous laisse le découvrir- tout spécialement salop(e) -idem- et multi-récidiviste.
D'autant plus qu'au début cette histoire de secte et de gourou ne m'intéressait pas particulièrement. L'auteur est assez roublard pour nous donner quelques nouvelles informations sur des "affaires annexes" qui concernent notre trio (on retrouve de loin en loin des personnages de l'entourage de Carl, privé et professionnel (cette affaire du pistolet à clous sera-t-elle un jour résolue ?) et faire ainsi durer le plaisir jusqu'à un volume ultérieur.
C'est très lent pendant très longtemps, un peu trop bavard par moments, et ça accélère (enfin!) dans la toute dernière partie (il se passe, grosso modo, autant de choses dans les 50 dernières pages qu'il s'en est passé dans les 600 précédentes...). La résolution est assez habile, et quand on repose le bouquin, on se dit, allez, qu'on reviendra volontiers pour le prochain volume...

SALTY
de Mark Haskell Smith

... et je n'ai pas pu m'empêcher de redémarrer aussi sec un MHS (le troisième). Après les cuisiniers hawaïiens (Delicious) et les bras coupés américains (A bras raccourci), nous voici face à une rock-star (le bassiste d'un groupe de métal mondialement célèbre) en vacances en Thaîlande avec son épouse. Bière glacée sur la plage et doigs de pieds en éventail au programme. Sauf que l'épouse en question va se faire enlever par un groupe de pirates, et que la mécanique délicieuse va se mettre en place. Qui dit enlèvement dit rançon, et voilà qu'un agent américain va entrer en scène, pour perturber ladite remise de rançon, puis vont apparaître -plop! et replop!- toute une flopée d'autres personnages qui vont fou-furieusement faire mousser la bière fraîche de ce pauvre Turk Powell (c'est la rock-star).
C'est à la fois très improbable et très excellemment raconté. Impeccable. Ettrès digeste. Après les 650 pages roboratives de JAO, ces 350-là filent à toute berzingue (une écriture nerveuse, acérée, drôle, bandante, tout pour plaire, quoi.) Encore un PAQV (et avec un sous-texte gay extrêmement affleurant, sauf que c'est fois, il s'agit d'amours au féminin). Comme dans tout cocktail exotique savamment dosé, on pourrait y voir un certain second degré désinvolte et dézingueur, plaisant, plus un-je-ne-sais-quoi qui apporte un zeste d'amertume -ô très légère-, qui viendrait contrebalancer le sucre et les épices, mais ça se boit vraiment vraiment avec délices.
Hautement recommandé!

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paris (en temps réel quasi)1

Le train de 5h49 est bien parti à l'heure et arrivé à l'heure aussi.
Le gardien était prévenu et m'a donné la clé de l'appart sans histoires,
A 10h j'étais au Franprix comme d'hab' pour faire les provisions (comme d'hab')
Puis suis parti direction Arts et métiers, pour humer le vent parisien (car depuis deux jours, je re-sens légèrement...)
D'abord pour voir s'il n'y aurait pas eu un sony cybershot d'occase (hélas non) puis le MK2 Beaubourg, puis Les Halles... Le Chantier de la Canopée a disparu, lplus de palissades jeunes et vertes, les boutiques sont ouvertes), il reste encore des palissades autour des trvaux d'aménagement du jaedin, mais le"point de vue" a disparu, et on ne peut donc rien en voir... déception.
Je vais voir DERNIER TRAIN POUR BUSAN, qui décoiffe sa race... (film de zombies coréen)
A la Fnac Forum, pas de sony d'occase non plus...Je vais à pied à St Michel fouiner dans toutes les librairies d'occase pour trouver un Tim Dorsey : RIEN! Rien de rien, chou blanc, le vendeur de Gibert à qui j'ai posé la question m'affirme, après consultation informatique, en avoir trois dans le magasin, mais ne sera pas fichu d'en retrouver un seul en rayon...
Je vais voir PARASOL à l'Espace St Michel (un film belge délocalisé à Majorque) plastiquement très réussi mais quand même très triste (Ulrich Seidl n'est pas loin), trois histoires mettant en scène trois personnages (un père, une mère, un fils), où il sera question, entre autres, de mensonge et de tromperie. Plastiquement très abouti, mais humainement onconfortable, entre aigreur et amertume.
J'envisageais d'aller voir Stalker au Desperado (unique séance restante à 20h30) mais il s'avère
1) que le cinéma est très mal desservi question métro
2) que ledit trajet en métro jusqu'à chez Malou s'avère assez compliqué
3) que le film durant deux heures et demie, le retour risque de s'effectuer assez tard
J'abandonne l'idée donc, aussitôt que j'ai réussi à trouver une station (Maubert-Mutualité) et je rentre à la maison (j'ai mal à la jambe te un peu au dos aussi) presque sans regrets, pour me cuisiner un plat de courgettes sautées à l'huile d'olive (et au curcuma) en buvant une Guinness et en réfléchissant à mon avenir parisien immédiat

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vendredi 19 août 2016

le petit doigt en l'air

MAN ON HIGH HEELS
de Jang Jin

Un film curieux et corééen. Il n'aura été visible que durant une semaine, et ce au rythme d'une unique projection quotidienne à 21h30, au Victor hugo (ce qui est peu, il faut le reconnaître). Un film double, à l'image de son héros. La scène d'ouverture nous plonge dans une scène de baston mémorable où ledit héros vient à bout d'une quantité impressionnante de sbires d'un malfrat mafieux (yakuzeux ?), dans la plus pure tradition du film de baston et de gangsters asiates, virile ou très virile (c'est la tradition qui est virile, dans cette phrase). Où il est montré que, le héros n'ayant pas assez de balles pour venir à bout de tous, il va y aller carrément à mains nues ou avec les moyens du bord (on est au restaurant, je vous laisse imaginer)... C'est plaisamment chorégraphié, virtuosement mis en scène, c'est violent et coloré, on attend donc la suite. Qui ne va pas manquer de nous intriguer : dans un premier niveau on va apprendre que le dit superflic super fort et super impassible se fait faire des injections d'hormones car il souhaite devenir femme, et dans un deuxième niveau vont être évoqués les souvenirs d'enfance dudit héros, en couleurs pastels et musique joliette, (souvenirs d'amour d'enfance serait plus précis dans ce cas, d'ailleurs) genre  Bilitis mais au masculin.
Le film avance donc sur ces bases, comme le héros sur ses talons-aiguilles occasionnels, en essayant de se tenir droit, de marcher normalement, en trébuchant parfois. C'est assez curieux, il faut bien le reconnaître. Oui, le mélange des genres est un peu déstabilisant.  Il y avait déjà le film de genre, et nous voilà donc avec le film de genre(s). avec les excès inhérents à chacun des genres que le réalisateur aborde. Ca risque de ne pas satisfaire les amateurs de bourrinades kungfuesques (trop de talons-aiguilles) et de décevoir aussi les mateurs de films sentimentalo-transgenre (trop de bourrinades). mais quand on est ni vraiment l'un ni vraiment l'autre (ce qui est quasiment mon cas) on risque d'y prendre un certain plaisir (... pervers ?). c'est l'histoire d'un homme qui est trop aimé, par son ami d'enfance, par sa collègue, par son collègue (celui qui mange des nouilles), par son supérieur, par le boss mafieux... Moralité, à être trop aimé, on finit par y laisser des plumes (qui, dans le cas présent, seront plutôt, d'ailleurs, les plumes des autres...)
Assez plaisant film de genre(s) parfaitement estival, qui laisse un peu perplexe (la pirouette finale est un peu agaçante, mais bon on lui pardonne, allez...)

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mardi 16 août 2016

le bortch et la chorba

SIERANEVADA
de Cristi Puiu

Je n'ai pas pu attendre jusqu'au 31 août, date à laquelle nous le programmerons dans le bôô cinéma. Trois heures de Cristi Puiu, imaginez l'aubaine. J'ai déjà dit tout le bien que je pensais du cinéma roumain en général, et de celui de Cristi Puiu en particulier. Depuis La mort de Dante Lazarescu, cet intérêt ne s'est jamais démenti, bien au contraire. Déjà ce que j'aime chez lui c'est la longueur. Dante ne faisait "que" 2h40, tandis qu'Aurora et celui-ci frisottent les trois heures (un tout petit peu plus, un tout petit peu moins...).
Trois heures (ou presque) dans un lieu unique (un appartement) exceptées deux scènes dans la rue (dont une scène d'ouverture roumainement parfaite) et deux autres dans une voiture (la même, d'ailleurs, et avec les mêmes personnages, mais symétriquement, une au début et une à la fin). Un appartement où s'est réunie toute la famille pour un dernier hommage à Emil, le patriarche, suivant les rites orthodoxes. Il s'agit d'un repas, mais pour que le repas ait lieu il faut d'abord que le pope passe faire sa bénédiction (et que le fils mette le costume du défunt, comme le veut la tradition). Sauf que le costume n'est pas à la bonne taille, et que le pope n'en finit pas de ne pas arriver...
J'adore le cinéma roumain dans ce genre de performances délicieusement claustrophobiques (l'appartement n'est pas très grand, et la caméra se tient souvent dans l'entrée, autour de laquelle sont distribuées les autres pièces, chacune derrière sa porte (ouverte ou fermée), entre laquelle vont et viennent les personnages). Tour de force, performance, même si on en a déjà fait l'expérience (et pas seulement chez Puiu : Mardi après Noël, Papa vient dimanche, Mère et fils... les réalisateurs roumains aiment filmer dans des appartements) mais on adore toujours autant ça. Il serait quand même question de virtuosité, dans la prise de vues et l'agencement des plans de cette caméra d'entomologiste où on observerait les papillons et autres bestioles de très près avant ou juste au moment de l'épinglage. Pas mal de monde circule dans ce petit appart, mère, frères, cousins, épouses, tantes, beaux-frères, passe de pièce en pièce, en attendant que ce sacré pope arrive. On met un certain temps à comprendre qui est qui, qui parle (ou ne veut pas parler) à qui, qui affronte qui, qui réconforte qui, et on suit passionnément les crirconvolutions (les circonlocutions ,) de cette saga familiale
Oui, j'adore le cinéma roumain, (et celui de Cristi Puiu), dans le rapport aigu qu'il entretient avec le réel, le dit, le visible (le "trivial" pourait-on dire, presque, l'essence de la vie). Et le ton qu'il emploie. des situations inconfortables sont traitées sans pleurnicherie, avec toujours cette distance -parfois minuscule- de l'humour. A plat, à froid. (j'ai réalisé que, par exemple, je ne pleure quasiment jamais devant un film roumain). On pourrait presque parler de sécheresse, mais il vaudrait mieux y regarder à deux fois. Un film roumain est toujours beaucoup plus en réalité que ce qu'il a l'air d'être.
J'aime cette lucidité, cette rigueur, cette apparente objectivité du constat, qui peut parfois faire froid dans le dos (la scène de l'altercation à propos de la place de stationnement). Et cette façon de "s'instruire en s'amusant, s'amuser en s'instruisant" -comme dirait mon ami Philou- : la différence entre le bortch et la chorba, les rites funéraires orthodoxes -joli moment choral à tous les sens du terme-, l'existence de Carref*ur(s) en Roumanie, les attentats du 11 septembre -et celui contre Charlie-Hebdo- vus depuis là-bas, la diversité des héroïnes de D*sney et la précision de leurs costumes (déjà, Aurora s'ouvrait par une longue discussion entre marie et femme à propos de Blanche-Neige...) et bien sûr bien sûr, mijotant et recuisant comme dans la marmite sur le gaz, les histoires de famille, tiraillements, engueulades, reproches, amertumes,interrogations,  explications, colères, et même fou-rires (c'est d'ailleurs là-dessus que le film se clôt.)
(Et qu'on se demande, d'ailleurs toujours pourquoi il s'appelle comme ça...)
Oui, j'adore.

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l'affiche "version vide"

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et l'affiche "version pleine"...

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lundi 15 août 2016

radeau

LA TORTUE ROUGE
de Michael Dudok de Vit

Suite de notre programmation estivale (où je rappelle qu'il a été estimé qu'à cet époque de l'année les gens étaient plus bêtes, ou avaient le cerveau rétréci, comme les roublignolles quand on se baigne dans une eau trop froide, et ne méritaient donc qu'un seul film "art & essai" hebdomadaire, dans le bôô cinéma).
Un film qui nous arrivait nimbé d'une aura aussi louangeuse qu'intiguante : quel était donc ce surdoué dont un seul court-métrage avait suffi pour provoquer l'intérêt des studios Ghibli, et l'engagement illico de son réalisateur pour la réalisation d'un long ? On avait vraiment envie d'en savoir plus (long ?)...
Et c'est, effectivement, magnifique.
Une tempête, ouvre le film, à l'issue de laquelle un homme s'échoue sur une île déserte, et va y robinsonner, avec les moyens du bord. Survivre, puis tenter de s'échapper en construisant un radeau. Qui va être détruit par, on l'apprendra assez rapidement, une tortue rouge, qui empêchera plusieurs fois de suite notre naufragé de quitter son île (assez paradisiaque, il faut le reconnaître). Tortue rouge qui finira par venir s'échouer sur le rivage de la même île, provoquant d'abord la colère de notre homme, puis ses regrets et son attention... Ce n'est là que le début de cette très jolie (et finalement très simple) histoire qui a la particularité d'être entièrement sans paroles (mais malgré tout pas muette!).Faire face, survivre, affronter, recommencer, s'obstiner, recontrer... l'histoire d'un homme sur une île, de sa vie, avec comme choeur antique, observateurs et commentateurs (muets mais éloquents) de l'action une poignée de petits crabes...
Le passage du temps, les cycles de la vie, l'amour, la mort sont restitués dans un graphisme "ligne claire" et des décors (et une animation) particulièrement soignés. Un excellent moment de cinéma, donc. (je n'aurais qu'un seul petit bémol à porpos de la musqiue, que je trouve parfois un poil trop envahissante, dans les moments lyriquissimes notamment).

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