"presque pour adultes avertis..."
lundi 9 novembre 2015

réflexions en passant en voiture devant un mec au-dessus d'un camion

J'ai arrêté les pétards il ya 10 ans, j'ai réduit le chocolat, mais je réalise que je souffre toujours d'une addiction sérieuse :
le cul des travailleurs

(ce matin en allant à la Poste je suis passé devant le bâtiment du Crédit agric*ole, en chantier  depuis longtemps (mais que je n'ai jamais réussi, de par sa situation, à photographier), où les travaux sont presque finis (ils s'occupent des plantations et en ont même mis le long des murs, une première) mais restaient garés encore devant quelques camions et camionnettes, et donc mon oeil traînait en passant le long, quand soudain j'ai vu, perché sur le toit d'un de ces véhicules, un mec, qui m'a attiré l'oeil, non plus précisément je n'ai vu que le cul de ce mec, perché là-haut, tête invisible parce qu'il était penché en avant (ils ne plient jamais les jambes) et donc ce cul anonyme se découpait glorieusement sur le ciel, vision fugace que je n'ai pu enregistrer que mentalement, n'ayant pris avec moi -j'allais à la Poste- ni appareil-photo ni même téléphone, mais qui m'a tout de même  -le temps de ce flash- déconcentré de l'attention que j'étais censé porter à ma conduite (il n'y avait heureusement personne ni devant ni derrière) pour un peu j'aurais tourné la tête pour continuer de le voir encore un peu mais non j'ai su rester stoïque etj'ai continué j'étais heureux comme si je venais de voir la plus belle des choses, et ça l'était, flash, dans la brièveté de sa splendeur -dans la splendeur de sa brièveté- et ce genre de choses advient assez régulièrement lorsque je roule, une soudaine rotondité en tenue de travail se manifeste dans mon champ de vision -en général une à la fois, les culs des travailleurs sont presque toujours uniques, ce sont des solitaires, et c'est bien assez, tellement leur multiplication risquerait d'être fatale à mon petit coeur fragile- une apparition, donc, comme un signe amical d'un ami anonyme, un bijou précieux mis en valeur dans une vitrine de joaillier, une oeuvre d'art exposée dans un musée, avec autour le périmètre de sécurité , pas touche, ne franchissez pas la ligne, restez au-delà, à distance,  que permet parfois de franchir virtuellement le gros zoom de mon appareil-photo, pour peu que j'ai la possibilité matérielle, physique, de m'arrêter juste un peu plus loin,mais le propre de ces surgissements callipyges est qu'il se produisent, justement, soit quand je n'ai pas pris mon appareil soit quand l'arrêt n'est absolument pas possible, et c'est ce qui  les rend d'ailleurs tellement uniques, tellement fascinants, un cliché qui restera virtuel, saisi au fond du sténopé plus ou moins précis de ma mémoire, et je pense chaque fois au personnage joué par Harvey Keitel dans La mort en direct de Bertrand Tavernier, qui a une caméra greffée à la place des yeux, et à ce que j'aurais pu enregistrer à ce moment précis où je passais devant cette sublime figuration du travailleur en activité, sublime et éphémère, et frustrante aussi, dans la mesure où on ne pourra jamais la posséder -oui, l'instinct d'appropriation fait partie du processus- comme on ne pourra jamais se payer un tableau de maître, sans doute, mais on serait prêt à se contenter d'une reproduction, et ce qui fait encore plus la beauté de la chose c'est que le travailleur en question (celui dont vous ne saisissez au passage finalement que le postérieur -et ses courbes-, enveloppé dans les couleurs vives -car intentionnellement signalétiques- de son pantalon de travail, ou au contraire dans la blancheur d'une étoffe tout aussi signifiante, (remarquable, regardable) bruinée en général alors de plâtre de peinture ou de solvants que sais-je à la façon d'un Pollock) n'est pas du tout conscient d'être regardé, ni regardable d'ailleurs, et que le cas échéant il s'en étonnera voire s'en offusquera (d'où l'importance du susdit gros zoom et de la distance respectueuse) s'il réalise que ce qui n'était qu'une brève rencontre, lui à la périphérie de votre vision, en train de s'activer, de faire ce qu'il a à faire, et vous dans votre véhicule, ne faisant que passer, s'est soudain figé, transformé, le charme de l'éphémère étant rompu dans la mesure ou vous avez décidé de le photographier, et que parfois il s'en aperçoit, et lance alors un regard soit interrogatif soit amusé soit furibard, mais il s'agit alors d'une autre phase du processus, revenons à nos moutons et aux robustes culs de ces robustes gars, je me dis à chaque fois que ce qui me plaît encore plus (la deuxième couche de plaisir) c'est que je les regarde avec la même admiration / gourmandise que celle avec laquelle eux regardent les demoiselles, qui passent devant eux ou en contrebas, et je ne fais que leur rendre alors la monnaie de leur pièce en me réjouissant de la vision de leurs sublimes arrière-trains dont je me plais à vanter le(s) surgissement(s) -cela survient par définition lorqu'on ne s'y attend pas- comme une floraison inattendue le long d'un trajet dont on n'attendait rien, inespérée, et venant comme éclairer ledit itinéraire, si on le cartographiait précisément on pourrait y ajouter des pictogrammes à leur endroit, des balises de couleur comme "élément remarquable", et il m'arrive d'ailleurs, quand j'ai fait ce que j'avais à faire, de repasser dans l'autre sens pour voir s'ils sont encore là, s'il y a toujours quelque chose à voirGrande

Posté par chori à 06:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 26 mai 2010

fleur de lys

Finalement, il s'est décidé...
Ça a vraiment pris du temps, mais soudain il a ouvert la portière et a sauté en bas de son camion.
C'est l'autre (un qui m'agace) qui m'a fait remarquer qu'il avait juste un t-shirt et rien en bas... Étant curieux de nature, je suis allé vérifier dans le sous-bois où il s'était aventuré...
Il était jeune, de dos, et dans la tenue annoncée...
Nous avons "fait affaire", bientôt rejoints par un troisième. C'était aussi agréable qu'inattendu.
Mais ce qui m'a plu, surtout, c'est qu'après, il est remonté dans son camion, en est redescendu pour nous "offrir des lingettes", et que nous avons ensuite "devisé gaiement" pendant un petit moment.
Il avait toujours la boîte de lingettes à la main, et, quand passait et repassait un importun qui l'éclairait de ses pleins phares, j'avais grand plaisir à voir le bourgeon de sa queue, retombée désormais,  qui dépassait du t-shirt, comme la pointe d'une fleur de lys, (mais à l'envers)...

Posté par chori à 00:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
mercredi 20 janvier 2010

vitrines

Je suis indécis. C'est indéniable.
A l'issue d'un film dont je ne savais trop que penser, la nuit étant encore jeune, la route noire, ma voiture fraîchement vidangée et repneutée de neuf, voilà-t-y pas qu'en rentrant, au lieu de prendre à gauche au rond-point pour rentrer at home, j'ai soudain (à moins que ce ne soit ma voiture toute seule) tourné à droite, direction la nationale, et donc les grands parkings endormis sous la lune (enfin, surtout un, à vrai dire). Oui ça me prend de temps en temps, ça vient peut-être de mes gènes loup-garous.
Vingt-deux heures et quelques. Quand j'y suis arrivé, un bahut español brillait dans la nuit de toutes ses veilleuses, juste à l'entrée, mais ce n'était qu'une fausse alerte. Un peu plus loin, nuit encore plus noire, le parking fait une assez longue ligne droite et deux camions étaient garés, à trois ou quatre cent mètres, face à face (l'un des deux était donc rentré à contresens.) Avec la particularité que tous les deux avaient leur cabine allumée.
J'ai dépassé le premier, dont les rideaux étaient quasiment tirés, pour aller jusqu'à l'autre, dans lequel un charmant barbu, assis côté chauffeur, lisait un opuscule visiblement illustré de photos, et dont un genou et un pied nu(s) appuyé sur le tableau de bord, visibles, annonçaient clairement qu'il n'avait pas gardé le bas. Je me suis garé derrière, suis sorti dans la nuit, me suis approché, prudemment, et n'ai provoqué visiblement qu'un inintérêt flagrant...
Qu'à cela ne tienne, je suis remonté en bagnole, demi-tour, suis reparti pour raller jeter un oeil au camion español, et, à mi-course, suis donc repassé devant l'autre bahut, celui aux rideaux pas tout à fait tirés, et là, jetant un oeil, j'ai failli piler, apercevant, par les quinze centimètres de vitre non couverts par le rideau côté chauffeur, le chauffeur en question, debout, immobile, et surtout visiblement à poil.
Je suis donc, après un nouveau demi-tour, venu me garer devant le camion en question, suis sorti dans la nuit, me suis approché de la cabine : le rideau de devant n'était pas, lui non plus, complètement baissé, et une bande de la même largeur que précédemment me laissait le loisir de contempler l'anatomie complète que le monsieur dévoilait complaisamment, sa quéquette joviale, qu'il avait non circoncise en forme de bourgeon, puis son côté face, puisqu'il eut ensuite la gentillesse de se retourner, une puis plusieurs fois, comme s'il me laissait tout loisir d'admirer la marchandise, appétissant derrière sa vitrine. Emoi.
Il allait et venait, se retournait, j'ai fait le tour, côté passager, on ne pouvait là non plus voir qu'une bande partielle du spectacle offert. C'était clair que le monsieur avait envie qu'on le voie, mais aurait-il été possible de juger sur pièces, de se rendre compte en main propre ? J'ai essayé de manifester ma présence tournant et retournant autour de cette satanée cabine allumée. A un moment, il a sembler se rendre compte que j'étais là, à tiré le rideau pour scruter l'obscurité, s'est penché derrière la vitre, et, m'apercevant, a soudain pris un visage courroucé et a, mais pas tout à fait complètement, tiré le rideau. Je pouvais toujours continuer à regarder, mais ça n'en était que plus frustrant.
Je voyais, là-bas,à l'autre bout, la cabine du lecteur qui venait de se rallumer dans l'obscurité, certainement lorsqu'il m'avait vu -plafonnier oblige- remonter dans ma bagnole, et j'y suis donc retourné, ne provoquant d'ailleurs pas plus d'enthousiasme de sa part que la première fois. Il avait même éteint la cabine, mais émis dans la nuit une sorte de double signal sonore qui m'avait laisser espérer quelque ouverture, mais que nenni. Il continuait juste de mater, assis dans le noir.
Je suis reparti vers l'autre. qui avait éteint sa lumière entre temps (il regardait à présent la télévision et se manipulait, distraitement semble-t-il) mais qui l'a rallumée lorsque je suis revenu à sa hauteur. J'assistais toujours au même agréable spectacle, mais en vain, comme au cinéma, nulle invitation, nulle connivence, nul signal ne venant me signifier que j'aurais été le bienvenu... Je venais d'ailleurs de quitter le côté passager lorsque la vitre s'en est ouverte et qu'une quantité de flotte assez conséquente fut balancée là où je me tenais juste quelques secondes avant. J'étais semble-t-il visé...
Le message semblait clair, pas la peine que je me fasse du mal à continuer à tournicoter ainsi. J'ai donc redémarré, un peu agacé par ces -en quelque sorte- promesses non tenues. Suis repassé devant le lecteur, toujours assis jambes nues  dans l'obscurité de sa cabine dont le rideau de son côté était néanmoins complètement ouvert, me suis dit que je ne leur convenais ni à l'un ni à l'autre, et ai donc pris le chemin du retour. Dire que j'étais calme eut été un mensonge.

Posté par chori à 13:21 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
mercredi 18 novembre 2009

médusé

(attention, âmes prudes et chastes yeux, ne lisez pas plus loin...)
J'ai loupé de peu l'attaque cardiaque : j'étais assis dans ma voiture, au soleil, en train de lire la rubrique cinéma de mon quotidien préféré, lorsqu'est venu se garer bruyamment derrière moi un camion allemand (j'ai juste regardé la plaque). En descend illico le chauffeur, qui passe sur le côté pour se dissimuler aux yeux des passants lorsqu'il fait son gros pipi. (les routiers anglo-saxons appellent ça watering the tires). Je le suis des yeux dans le rétro, quand même un peu intéressé, puis je le vois se remettre les choses en places remonter dans le bahut, et claquer la portière.
Je crois l'affaire terminée, quand, en jetant à nouveau un coup d'oeil dans le rétro, je vois... un truc. Que je n'identifie pas immédiatement. Il se tient debout au milieu de l'habitacle, et l'angle des rayons du soleil fait que le haut du corps reste dans l'obscurité. Qu'est-ce ? Je regarde mieux, oui, oui, il n'y a pas de doute, il est là, immobile, et, visiblement il vient d'enlever le bas. Je vois la touffe noire, je vois sa teub. Mon coeur fait comme qui dirait un bond. Serait-ce une invite ?
Je sors de la voiture, et me rapproche juste un peu du camion. Il y a comme un mouvement, à l'intérieur, après ces quelques secondes "suspendues",  il se penche, s'agite, et visiblement, ôte son slip. Je suis comme hypnotisé. Il continue, se retourne, et m'exhibe cette fois son côté face, un cul assez joyeusement rebondi. et apparemment velu. Je reste là, à baver quasiment, quand il y a un nouveau mouvement, et je le vois, après m'avoir jeté un oeil, effectuer un nouveau mouvement, pour enfiler un shorty blanc (que j'imagine repassé de frais et sentant bon l'adoucissant). Hop! il remballe tout, et continue, cette fois-ci, il faut un peu plus se contorsionner, il remet son jean...
Ce spectacle charmant n'a pas duré plus de deux minutes, je réalise alors que j'avais l'appareil-photo dans mon sac et que j'aurais pu immortaliser l'événement, peut-être, non ? Non.
Et je suis resté là, comme un con, pendant que le bahut redémarrait virilement...

Posté par chori à 13:30 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
mardi 14 octobre 2008

jackpot

Chassez le naturel...
Je roulais vers Besac, coincé derrière un bus (avec le pannonceau transport scolaire à l'arrière), lui-même coincé derrière un poids lourd. Impossible de doubler avant la quatre voies, je prenais donc mon mal en patience, rêvassant. Quand mon oeil a été soudain attiré par la vitre arrière du bus, où voilà que s'encadraient trois splendides culs de mecs exhibés, dont la largeur et la pilosité pouvaient laisser penser que, s'il agissait d'ados, ils étaient fichtrement en avance pour leur âge, plus un quatrième, plus furtif et moins aligné, sur la gauche, dont le propriétaire, voulant sans doute se démarquer de ses congénères, avait agrémenté son exhibition postérieure d'un splendide majeur bien tendu... Il m'a fallu quelques instants pour réaliser ce à quoi j'avais affaire. Je suis donc resté un peu médusé, comme doit l'être sur sa machine à sous le joueur qui voit tout à coup s'aligner dans la fenêtre les trois images gagnantes. Le temps que je me resaisisse, et tente d'extirper de son sac mon app-phot', les trois images en question avaient disparu, et fondu au noir. Comme c'était l'entrée de la quatre-voies, j'en ai profité pour doubler...

Posté par chori à 06:13 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

dimanche 12 octobre 2008

dans le plâtre

It's back! What ?
... le cul le plus sympathique du FJT! Hier, à midi, Isa va chercher de l'eau dans la deuxième salle (on s'était installé dans la première, qui est plus petite mais qui a l'avantage de permettre de voir tous les arrivants) et revient avec un large sourire à mon adresse, en me disant "C'est plein de plâtre, à côté...". Il faut donc que j'aille chercher aussi sec un second pichet d'eau. En effet,  ils sont installés, à la première table en entrant, cinq ou six, de tous les gabarits, en train de manger (assez joyeusement d'ailleurs) en tenue de travail donc, le vieux pull tâché, le pantalon de travail idem, les croquenots... et au milieu de la troupe, "il" est là. Je m'émeus.
Ce mec a l'avantage d'être sympathique de tous les côtés (par tous les bouts ?) : une bonne bouille ronde, souriante, cheveux courts, des yeux clairs... et de l'autre côté, un cul magnifique. Pour l'instant je ne vois que la moitié supérieure. Je prends donc de l'eau en essayant de ne pas trop baver.
Quelques instants plus tard, ayant fini leur repas, ils passent dans l'allée de notre salle, à la queue-leu-leu, plâtrés, bruinés de peinture ou de solvants (c'est là que je regrette de ne plus avoir d'odorat pour pouvoir les humer), pour aller boire leur café,  et cette caravane, aussi débonnaire qu'appétissante, ne manque pas de me faire tourner la tête un peu longuement dans leur direction, indiquant muettement du regard à Isa l'objet de ma convoitise (gourmandise ?) ...
Quand, à notre tour, nous allons boire le café, dans la salle bruyante, il reste une seule table libre, à l'entrée, juste en face du bar, où ils sont installés. On s'y assoie, et j'ai donc cette rangée de workpants juste en face de moi, et le sien, au milieu, qui trône, impérial, dans la toile bleue qu'il tend, et qui semble me faire un geste amical, comme un sourire vertical... Le temps que je sorte mon portable pour immortaliser l'instant, les voilà qui tournent casaque et quittent la salle... Tant pis, les gars, mais à bientôt j'espère !
Du coup, j'ai photographié les suivants, mais c'était pas pareil.

DSC02970

DSC02971

(photos prise au téléphone, puis rephotographiées à l'app-phot'!)

Posté par chori à 05:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
mardi 30 septembre 2008

"toute toute première fois..."

Longtemps que je n'avais pas écrit dans cette catégorie... Non pas qu'il ne me soit rien arrivé depuis tout ce temps mais bon, il faut tout de même garder sa part de mystère, hein ?

J'ai un faible pour les timides...
Il est arrivé dans son gros bahut (je l'apprendrai plus tard, il excède la hauteur moyenne), s'est garé un peu loin, le long du sous-bois. Je suis allé faire un tour, en reconnaissance ; il était assis dans son bahut, m'a jeté à peine un regard rapide et a continué ce qu'il était en train de faire. Je me suis donc éloigné, pour ne pas déranger.
Au bout d'un petit moment, je vois la portière côté conducteur qui s'ouvre, il descend, me regarde brièvement (je suis derrière, assez loin) fait le tour comme s'il allait faire pipi, mais ne fait pas pipi du tout, il attend ? Il me regarde encore, sans bouger. Je rentre dans le sous-bois. Une voiture traverse le parking, le dépasse, disparaît. Il semble alors prendre son courage à deux mains et rentre dans les bosquets. Je suis un peu plus haut, et le vois s'approcher de moi, directement, sans chichis ni détours (dans ces moments-là, j'ai toujours quelques micro-secondes d'inquiétude : et s'il venait pour me casser la gueule ??? Mais non pas du tout...) J'aime bien son abord direct, cette franchise, on se salue, il me demande aussitôt ce que je propose, et, quandje lui retourne l'invite, répond que pour lui c'est la première fois, qu'il n'a pas l'habitude, qu'il avait envie d'essayer, qu'il n'est pas sûr d'y arriver...
C'est un grand mec, à la tête assez ronde, bonne bouille joviale, corps solide... Je lui dis qu'on peut toujours essayer, j'ai vraiment l'impression que c'est la première fois pour lui, avec un autre mec.  On s'éloigne un peu. Et donc je l'entreprends.
Et, pour ce qui est de "ne pas y arriver",  je lui prouve assez facilement le contraire.
Après, il me remercie, "j'étais pas sûr de pouvoir...", il n'a pas cette attitude furtivement honteuse de la plupart des camionneurs, qui remontent dans le bahut et redémarrent illico, non, non, visiblement il n'est pas pressé, il a envie de discuter... Ce que nous faisons donc, fort civilement dans ce sous-bois, à parler de choses et d'autres, avant de se saluer en évoquant une possible prochaine  rencontre, dont la perspective fend son visage d'un large sourire et fait briller ses yeux, comme une gamin gourmand à qui on montrerait la vitrine d'une pâtisserie, ce qui me le rend définitivement très sympathique...

Posté par chori à 06:35 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
dimanche 20 janvier 2008

ohmondieumondieumondieu

mon coeur défaille... ... une QV (quéquette visible) dans le dernier télérama!

bigger_splash

Dois-je désormais interdire ce blog aux moins de 18 ans ?

Posté par chori à 12:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
vendredi 20 juillet 2007

travaux publics (ou privés)

Après une semaine culturelle (concerts, films, théâtre...) fort enrichissante ma fois, place à la semaine cul tout court. Nettement moins brillant. Mouais.
Un genre de démangeaison estivale (je deviendrais zinzin à force de contempler, sans pouvoir les prendre en photos, tout un nid de mecs de l'équipement en plein boulot (et en plein soleil), torse-nu à en baver (oui oui, c'est drôle, ça doit venir de l'enfance, mais un  mec torse nu a sur moi beaucoup plus d'impact érotique qu'un mec tout nu en entier.) Et le fait de réussir à les prendre en photo (j'ai déjà parlé de l'avantage d'avoir un gros zoom) me permet de me les approprier un peu. Images, précieuses parce que volées, comme s'ils m'appartenaient un peu, sans le savoir. Car c'est le genre de mecs totalement inaccessibles et inapprochables (surtout comme ça, en troupeau), à mon âge et à l'heure qu'il est (je sais, je sais, l'auto-dénigrement est pour moi un sport national). Alors j'essaie. Et je suis comme qui dirait soulagé, lorsque, passant, je constate qu'ils ont fini leur intervention et remontent dans leur camionnette. Ouf! Je n'aurai plus de souci à me faire.
Comme il est dit dans Les affreuses "Mais pourquoi on craque toujours sur les prolos ?". Donc hier, par exemple, je me suis rendu un peu malade (et c'est bête) en me rendant compte, après plusieurs essais infructueux, qu'il m'était vraiment impossible de les photographier, surtout en conduisant, et ça n'a fait qu'exacerber ma frustration, déjà bien amplifiée par le soleil et la chaleur.
D'aller me rafraîchir sur un parking n'a pas franchement arrangé les choses, il n'y avait que des habitués, encore plus vieux que moi, et qui en plus jacassaient, spécialement l'un deux, qui m'énerve, et qui avait  visiblement réussi à s'accaparer le gros chef de chantier que j'avais envisagé (et dévisagé) en vain quelques jours plus tôt, et en gloussait donc d'aise comme un dindon bêta... Pour un peu, il aurait fait la roue!
Et puis j'avais trop soif, et plus rien à boire, je suis donc rentré à la maison, un peu beaucoup agacé syndrome Caliméro plus plus, genre "tiens puisque c'est ça je vais me suicider, et personne ne m'aime d'abord et c'est trop inzuste..." La chaleur, la soif et l'énervement vous conduisent parfois à de tristounes extrémités... La nuit venant, accompagnée d'un semblant de baisse de température (mais n'allant tout de même pas jusqu'à transmuter l'appart en glacière!, juste je suais un peu moins), m'a permis de reprendre mes esprits, et d'accomplir quelques tâches domestiques (manger, dvd, emails, électrocution de mites alimentaires...) pour me changer les idées jusqu'à ce que, très tard et plutôt à la fraîche, après avoir pesé le pour et le contre, j'aille tout de même faire un tour sur le terrain d'éventuels batifolages nocturnes, (histoire de finir en feu d'artifice ce jour tristement idiot).
Lieu qui hélas, contrairement à d'autres soirs, s'avéra quasiment vide, juste un convoi exceptionnel et une voiture de particulier, le premier contenant un chauffeur visiblement torse nu et matant par la vitre ouverte de sa portière, et la seconde vide puisque son occupant était occupé à parader devant la susdite vitre ouverte (sans provoquer la moindre réaction) et me gratifia d'ailleurs d'un peu amène " grmbllbll... pourrais pas aller faire chier ailleurs ? ", comme s'il me rendait personnellement responsable de son infortune. M'en fous, j'étais serein. J'ai donc attendu (il y avait une très belle lune et des étoiles idem) qu'il se lasse et reparte en vrombissant nerveusement. J'y suis alors retourné, pour voir. Las, le mec, immobile, toujours à son poste, semblait une statue de sel. Il ne dormait pas puisqu'il toussait parfois,mais, hiératique, ne répondit ni à mon bonsoir ni à mes petites chorégraphies au clair de lune.
A la fin je me suis dit que ça allait bien comme ça et que j'avais passé l'âge de ces conneries. Et je suis rentré. Il faisait frais. Il y avait un très beau morceau de piano à la radio. Zen.

bscap0000 bscap0001
(hmmm... c'est pas mal, comme ça...)

Posté par chori à 06:21 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
samedi 6 janvier 2007

calendrier 2007

Voilà voilà, comme l'an dernier j'ai réalisé un petit calendrier de messieurs tout nus (CAQPV : calendrier à quéquette parfois visible) du temps jadis, que j'ai rangé dans un joli album-photo ici à droite...

Posté par chori à 14:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]