samedi 7 décembre 2013

calendrier d'avent 7

d232

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un grand rêve

enlèvement
je pensais que j'étais dans mon lit, dans ma chambre, mais, avec les lumières qui bougent par les fenêtres, je réalise que je suis dans une voiture, j'ai été enlevé, on m'emmène je ne sais pas où... la voiture s'arrête, je suis dans le coffre, quelqu'un l'ouvre pour venir me chercher, je fais semblant de dormir

séquestration
je suis retenu dans un appartement, avec Pacoune. ce qui nous ont enlevé sont des mecs asiatiques en costards mais nous n'avons affaire qu'à nos geôlières, deux jeunes filles asiatiques plutôt sympathiques qui nous expliquent, que, bien que l'appart soit visiblement immense, nous n'avons accés qu'à trois pièces (dont les toilettes), ridiculement exiguës, comme des placards, le reste de l'appart nous est interdit.
Dans les toilettes traînent des pages écrites par Pacoune (je reconnais son écriture), et je me demande si ce n'est pas elle, sans le faire exprès, qui nous a mis dans un merdier pareil, auquel je ne comprends rien.
Si, il me semble comprendre (ou je devine que) il "leur manque un corps" et que c'est moi qui vais servir à ça. (remplacer le cadavre manquant).
Les hommes rentrent à l'appartement, discutent avec les filles, ça s'agite, et l'une d'elle vient avec une seringue à la main, en m'expliquant qu'elle va m'injecter deux solutions dans la bouche. Elle me fait une première piqûre, ça de fait pas de mal du tout, puis, avec une nouvelle seringue, une autre, de l'autre côté. Elle s'approche et m'explique en riant et en chuchotant qu'ils vont m'arracher deux dents (je pense aux identifications de cadavres d'après les dents) "mais après, dit-elle, avec le reste , comme nous sommes cheyennes..." elle me montre les dents et fait le geste de manger de la viande et d'arracher  avec les dents...
J'appelle Pacoune, elle est dans une pièce, pleine d'asiatiques, des hommes surtout, et j'ai le sentiment que ça ne se passe pas très bien pour elle... Je lui dis que je vais probablement mourir et lui propose de nous évader, mais elle est étrangement atone, défaitiste. A quoi bon... Je refuse le cocktail qu'un mec m'avait servi, et me lève pour quitter la salle (une jeune fille intervient pour que la porte se ferme justement devant moi avant que jepuisse  sortir

évasion
je ne suis plus avec Pacoune, mais dans un genre de couloir comme avec des passages de métros parallèles. Je passe le premier mais on m'arrête en me faisant remarquer que "la place est encore chaude" : il y avait quelqu'un là, avant mon passage,  qui, il y a encore  peu de temps, observait à travers la vitre l'ensemble de l'aéroport, mais il a disparu (c'est peut-être bon signe pour moi)... Je laisse les comptoirs parallèles et m'avance dans un couloir où circule beaucoup de monde, avec beaucoup d'ascenseurs qui s'ouvrent et se referment. Il me sembre repérer que je peux être sauvé, je saute in extremis dans un ascenseur juste avant qu'il se ferme, et les gens qui sont là, avec des fausses barbes,des perruques, enlèvent leurs déguisements et me confirment qu'ils sont venus véritablement pour me sauver... Soulagement.

intermède
On se retrouve dans la rue, la nuit, à parler entre les gens, de la façon dont on a vécu ce film (maintenant qu'on s'en est sortis, je réalise qu'il s'agissait d'un film...) Il y a juste dans la rue voisine un mec qui doit traverser la ville sous la pluie, dans un genre de  carriole, avec son fils adolescent, et demande quelqu'un pour les accompagner, faire découvrir la ville  (Paris by night) au jeune  et améliorer sa conversation (on parlerait en anglais), j'accepte, avec (?) et, nous roulons danc cette charrette ouverte (il pleut, le jeune est emmitouflé comme sous une pèlerine) mais qui se révèle être, une fois à l'intérieur un véhicule tout à fait normal.
Nous sommes à présent assis dans un bar, il y a énormément de monde qui passe devant nous (notamment un groupe de hard-rockeux, du moins je le suppose, l'un d'eux est une véritable montagne humaine, recouvert de tatouages et d'énormes chaînes, tellement caricatural qu'il en devient drôle..). Dans la deuxième salle, il ya pas mal d'agitation, notamment une genre de ring sur lequel certains s'amusent à se jeter en grand-écart (je pense que cela doit faire très mal aux couilles), il ya notamment Thierry, le frère de Pépin.


deuxième partie
assis à ma table de bar, je discute avec des flics qui mènent l'enquêtre sur que qui s'est passé lors de cette fameuse séquestration, et me demandent si par hasard je me souviendrais du nom de la résidence... Comme je lui réponds en lui demandant comment lui s'appelle parvient sur ma table (un serveur apporte) une pile de papiers dactylographiés. En haut du premier, est écrit, manuellement, comme en réponse à la question que je viens juste de poser, le prénom du mec en question... Je feuillette les autres, une suite de directives à suivre (le ton serait plutôt menaçant) qui me font comprendre que "tout ça" n'était qu'une diversion, que je suis à nouveau reparti dans le film précédent (j'étais en même temps acteur et spectateur de ce film), qu'on est à présent dans la "deuxième partie"...
Il est question de fuite, de se rendre quelque part (pour y être à nouveau détenus ?), et tandis que je me lève pour rejoindre les autres, je réalise que ce n'est pas moi qui suis, finalement, visé, ils ont juste besoin de quelques personnes, et que, si je vais suffisamment lentement, le bus partira sans moi, ils en prendront d'autres à ma place... (D'ailleurs je me dis que cette deuxième partie ne peut durer trop longtemps, je regarde l'heure à ma montre, je pense au mode d'exploitation dans les salles de ciné : projetteront-ils la première époque, feront sortir les gens, pour reprojeter la deuxième, quelques heures après ?) Oui, oui, en "jouant la montre', je pourrais m'en sortir...
Ce que me confirme muettement Pépin, à la sortie du bar. Nous sommes deux ou trois, immobiles, chacun sous la menace d'une arme (une arme blanche), brandie par un tueur, mais d'un clin d'oeil, il me fait comprendre que tout est factice, c'est pour donner le change aux "vrais" méchants, d'ailleurs les prétendues armes brandies ne sont que des couteaux en plastique... il faut faire semblant d'être menacés, et au bout d'un certain temps, on sera tranquilles!
Arrive alors, derrière nous, du coin de la rue, un mec qui brandit un couteau, et vient se placer derrière nous. Je ne le vois pas, je ne peux pas savoir si c'est un "vrai" méchant, ou un qui est avec nous. Ce que je sais, c'est qu'il brandit son  couteau au-dessus du faux couteau que brandit sur moi celui qui est avec moi, dans mon dos...

épilogue
Nous sommes tous par paire, ainsi, au crépuscule,dans un genre d'eau verte, (une mare ?) qui nous arrive aux mollets, effectuant un genre de chorégraphie aquatique, lentement, ensemble... On se penche lentement, c'est paisible et très beau...

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vendredi 6 décembre 2013

calendrier d'avent 6

gandolfini libé

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jeudi 5 décembre 2013

calendrier d'avent 5

Adolphe_Millot_champignon

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décharge turque

POLLUTING PARADISE
de Fatih Akin

Non, non, n'allez pas imaginer je ne sais pas trop quoi... (bon j'avoue que je l'ai fait un peu exprès quand même). Il s'agit d'un doc de mon Fatih Akin préféré, tourné pendant quelques années sur le lieu d'une décharge publique "sauvage" (qui est aussi un lieu où le réalisateur a passé son enfance).
Soyons honnête, c'est incontestablement moins fort (comme un turc, hihihi...) que toutes ses précédentes oeuvres de fiction. On l'y sent moins à l'aise, le Fatihchounet... Il sait montrer les lieux, la nature, les éléments déchaînés, les réactions (en chaîne) imprévisibles, mais il faut bien reconnaître que l'histoire est à la fois présentée par un "Candide" (ouh les vilains pollueurs : on commence par laisser un sac en plastique dans une plantation de thé, et on finit par déverser impunément des tonnes de merdes dans les nappes phréatiques...) et terriblement embrouillée, et ce  sans qu'on parvienne véritablement à comprendre qui est responsable, au milieu  de ces décrets, de ces contrats, de ces commissions, de ces autorisations, de ces bureaucrates, de ces gros bonhommes qui se crient dessus en se renvoyant la balle, qui sont quand même le maillon faible du film : soit ils parlent naturellement et ce qu'ils racontent n'est pas très intéressant, soient ils (sur)jouent et ça ne sonne pas très juste, ou ça sonne juste maladroit.
Un film fait visiblement avec le coeur, mais qui s'empatouille un peu les mains dans le cambouis...

20533910

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mercredi 4 décembre 2013

contre toute attente

HISTOIRE DE MA MORT
d'Albert Serra

Oui, contre toute attente, un film absolument magnifique.
J'y allais, disons, sur la pointe des pieds. Pas à reculons, mais presque. J'avais été échaudé plus ou moins par les deux premiers films du réalisateur (Honor de cavalleria, Grand prix du festival Entrevues à Belfort, et Le chant des oiseaux, rebelote re-Grand prix quelques années plus tard au même festival). Deux films en noir et blanc, deux variations sur des personnages connus, Don Quichotte et Sancho pour le premier, et... les Rois mages pour le second, films que j'avais trouvé(s) fatiguant pour le premier et carrément exaspérant pour le deuxième (mais l'environnement de la salle n'était pas propice).
Celui-ci est en "costumes" et en couleurs, et on a deux personnages célèbres pour le prix d'un : Casanova et Dracula (si si!). Un Casanova un peu décati mais toujours poudré -à frimas (comme écrivait mon ami Philou à propos des amandiers)-, qui songe à écrire ses émoires, et parle littérature avec un "poète" (ainsi nommé au générique, on n'en saura pas plus.)
Après une séquence pré-générique d'une beauté et d'une langueur (= "lenteur" + "longueur") saisissantes, qui nous met -plaf!- dans le bain et les points sur les i (à donf "PSPP" : Plan-séquence plein pot, ça dure ça dure juuuuuuuuusqu'au bout... et même comme dirait le boucher " y en a un petit peu plus, je vous le mets quand même?) où l'on présente, d'une certaine façon, les éléments principaux du film : les corps, la lumière, les mots, on entre dans le vif du sujet (ce qui entre, ce qui sort, il sera -tiens!- d'ailleurs plusieurs fois question de caca dans le film...) en écoutant Casanova.
Et, étrangement, cette même "extension temporelle" qui m'agaçait dans les deux films précédents me plonge à présent en plein ravissement. Nous voilà quasiment à la place de ce "poète" anonyme, en train d'écouter parler Casanova, qui discourt tout en mangeant une grenade, patiemment, grain à grain, qu'il croquera (le bruit est très joli) jusqu'au dernier, impitoyablement. Et bien, figurez-vous oui, que j'étais littéralement fasciné, que je buvais ses paroles (même si je n'ai pas tout tout compris) tout en jouissant de l'esthétique très picturale des cadrages et de la lumière. en me disant que si tout le film était du même tonneau, je tenais là, contre toute attente, un de mes émerveillements ciné de l'année (c'est bon, parfois, de se surprendre soi-même, hein ?)
Et la première partie (en Suïsse, pour respecter Serra) est parfaitement et merveilleusement hallucinante tellement tout me semblait parfait (et la musique aussi, donc! qui tient parfois lieu de paroles, autant que parfois la parole, dans le film, servira alors de musique -bizarrement, il me vient sous les doigts des formules dont je ne comprends ni ne maîtrise  toujours le sens, mais qui me semblent coller tellement bien au sujet, d'autant qu'elles y sont nées aussi spontanément que ce serait dommage de ne pas les y laisser.- tandis que la partie transylvanienne m'a moins complètement enchanté. (Là, il faut avouer que, comme d'hab' j'ai un peu dormichouillé -mais sur les deux heures trente, il restait tout de même de la matière cinématographique à se mettre ous la pupille, mais promis juré dès que le dvd est disponible je l'achète ou je le télécharge  me le procure comme je peux.)
(Parce que questions pépettes, comme on s'était engagé avec le distributeur sur un MG de 150€ me semble-t-il, et qu'il y aura eu en tout et pour tout, pour les 2 séances, trois spectateurs (ceux de la séance où j'étais,puisqu'il me me semble bien que la deuxième prévue, le dimanche soir, ait été annulée faute de spectateurs...), on va donc en être de notre poche de quasiment 150€, ce qui fait tout de même chérot de la place de ciné, non ? Alors, monsieur (ou Madame) Capricci, vous pouvez vous fendre d'un petit geste, non ? fermons la parenthèse financière, non sans évoquer la possiblité, montrée dans le film, de transformer le caca en or...)
Albert Serra ne ressemble qu'à lui.
Le film devient alors de plus en plus sombre (dans tous les sens du terme, mais il me semble que j'ai lu ça dans une critique, mais c'est vraiment ça...) toujours aussi pictural, baroque, barré, aussi minimaliste dans la monstration du vampirisme (hormis les cris de Dracula, point trop d'effets de capes) qu'excessif dans le flamboiement de la glose ou ce fameux étirement temporel...
Un film dont il resterait surtout, paradoxalement, des sensations picturales et/ou chromatiques, fabuleusement.
(merci Hervé!)

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(Pour essayer de résumer : le Casanova de Fellini -que je n'ai pas vu-, avec du Dracula à la sauce mi-Bresson mi-Guy Maddin, plus l'esprit du Faust de Sokourov, qu'il ne faudrait pas oublier de saupoudrer d'un chouïa de Peter Greenaway...)

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calendrier d'avent 4

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mardi 3 décembre 2013

calendrier d'avent 3

carte5

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lundi 2 décembre 2013

en surface

Que de temps passé en surface
Que de temps à ne pas s'encombrer
du temps et des étoiles tombées
Que de temps passé en surface

Je me voulais léger léger
du plaisir sans se retourner
Ce plaisir ne m'allégeait pas
la beauté n'avait pas de bras

Je rêvais d'une vie de plume
Ignorer la stèle et l'enclume
Je balayais mes propres traces
Que de temps perdu en surface

Que de temps passé en surface
Que de temps à ne pas succomber
au spleen et aux étoiles plombées
que de temps passé en surface

L'éphémère était mon crédo
et hier à la mauvaise place
Je n'aimais pas trop mon cerveau
Mon corps envahissait l'espace

Puis j'ai vu bouger la surface
Tout le temps venant à déborder
Je pensais n'y pas y penser
Oui mais nos pensées nous dépassent

Et j'ai glissé sous la surface
délesté de la légèreté
J'ai compté les étoiles tombées
et claqué le temps perdu en surface

Que de temps passé en surface
Que de temps à ne pas s'encombrer
du temps et des étoiles tombées
Que de temps passé en surface

(Dominique A / Etienne Daho)

 

 

 

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bilan 2013

parmi les petits trucs qui (me) resteront de 2013 :

- l'installation de Céleste Boursier-Mougenot, avec les piafs et les guitares électriques, au 104
- le clip de "Sea of love" de The National
- le jeune homme qui vendait les livres à Emmaus
- la vidéo de "Cour d'honneur", de Jérôme Bel
- le chantier de la Canopée, aux Halles, et son "point de vue"
- le redémarrage de Downparadise
- les repas au FJT le mardi, le jeudi, et le vendredi
- les travaux à Besac ("le chantier du tram")
- des vacances d'été absolument radieuses ("les dernières..." m'a précisé, à juste titre, Pépin)
- la soirée "Vandal"
- 3 semaines de congé pour une fracture de fatigue
- un voyage à Paris annulé (pour cette raison)
- une soirée tarot après un concert à Coulevon
- la soirée "Le grand'tour"
- la dépose (en retard) du dossier de retraite
- les rebondissements ubuesques (et kafkaïens) de signatures et d'authentification(s) dans cette histoire d'héritage en Espagne
- la mort de Bernadette Lafont
- la découverte des bouquins de Laura Kasischke
- un nouvel appareil-photo
- un "bug", un samedi matin...
- une journée à Pontarlier avec Alex, chez Claude Bertin-Denis
- l'accusé de bonne réception du dossier de retraite
- l'école le mercredi matin (une horreur)
- une lettre de Belgique (attendue) avec un livre et un cd dedans
- Adèle Exarchopoulos dans le film de Kechiche
- Vincent Macaigne peut-être dans trop de films...
- la fermeture de "Mona Lisait"
- le "tarot/cinéma" chez Alex
- le peut-être dernier "Noël à Champlitte à Paris"
- un nouvel-an exquis à Gy

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