lundi 9 février 2015

menus inconvénients d'un spectacle musical

(vieux truc)

Quand je suis arrivé à ce concert, à ma grande surprise le parking de la place du marché était plein (ce qui n'arrive que dans les grandissimes occasions) je me suis donc garé loin, et quand je suis arrivé j'ai vu que sur mon billet, effectivement, j'étais placé 4 ou 5 rangs plus loin que d'habitude...

Dans le hall du théâtre il y avait foule, effectivement, mais un très très large pourcentage de chenus (je me suis cru pendant un certain temps le plus jeune de l'assemblée, c'est dire), je me suis dit qu'il serait bon d'évoquer les termes de 4ème âge, voire, pour certains, de 5ème (je sais, je sais, j'y viendrai un jour aussi, et, là, je rigolerai moins)

je me suis assis pour regarder mon programme de plus près, et deux mots m'ont alors sauté aux yeux "chamber" and "soloists"... et effectivement, les instruments installés sur scène auguraient de la présence de 7 personnes au maximum. Pourtant, ce titre, il était déjà là quand j'ai réservé mon spectacle, seulement moi je n'avais vu que "salzbourg" et "valses de strauss", et m'attendais donc à voir sur la scène au minimum deux cent cinquante chaises et autant d'instruments, genre concert de nouvel an à Vienne. nouveau désappointement donc (heureusement le spectacle était annoncé d'une durée de 1h30 avec entracte... au cas où..., à l'extrême cas où... je pourrais toujours filer à ce moment)

arrivent, les gens, progressivement, je me lève pour en laisser passer (c'est comme ça quand on a choisi une place au bord pour pouvoir allonger ses jambes...) je ne connais personne, tiens, pendant que je suis debout, laissant passer des gens, je vois passer dans l'allée une connaissance, Martine A., elle passe à 50cm de moi, elle me regarde, je m'apprête à la saluer quand, voyant que je l'avais vue, elle détourne la tête pour m'éviter(de la saluer), tant pis, sauf que, quand elle regarde son billet, elle devient toute rouge, et fait machine arrière... pour venir s'asseoir sur le siège vide juste à côté de moi, car c'est là qu'est sa place. Ensuite, comme elle a évité mon salut, elle s'astreint à une immobilité de statuaire antique, le regard droit devant elle. Comme elle n'a pas voulu que je la salue, je ne vais pas faire un geste pour engager la conversation, et je prend donc la même pose hiératique.

le concert commence, c'est  finalement pas du tout désagréable : la musique est enjouée, les musiciens, même s'ils sont en habit, ont le sourire et font montre d'une plaisante complicité entre eux, et j'apprécie tout ça d'utant plus que me vient sans prévenir une assez douce somnolence, pas assez profonde pour que je m'endorme vraiment, mais assez cependant pour que mon esprit dérive, et laisse régulièrement affleurer quelques agréables incongruités, vous savez comme quand on est sur le point de s'endormir et que l'esprit bat la campagne... j'aimerais avoir quelque chose sous la main pour conserver les images ou les expressions qui se forment comme de bulles puis éclatent et disparaissent

voici l'entracte, les lumières se rallument et Cléopatre à ma gauche a toujours les yeux irrémédiablement vissés droit devant elle, j'en profite pour me lever (la majorité des gens reste très sage et immobile à sa place) et aller parler avec ma copine Claude qui est assise au premier rang, qui m'informe qu'elle n'est "pas très violon", et je lui confie en riant ma déconvenue initiale de ne pas avoir un orchestre complet sur scène, avec Sissi qui danse avec l'Empereur en tourbillonnant (mais elle n'est pas "très valse" non plus...)

les musiciens reviennent, je suis réveillé cette fois, et ils débutent par (c'est écrit sur le programme) "onze valses de Schoenberg", seulement, faut-il les considérer comme un seul grand morceau (et n'applaudir qu'à la fin, quand tous les musiciens relèvent leur archet ensemble) ou bien applaudir à la fin de chaque valsounette ? (elles sont en effet assez courtes) Difficle de trancher, et les applaudissements seront pour cette partie un peu aléatoires, des fois non, des fois quelques timides qui en entraînent d'autres à leur suite, et d'autres fois encore tout le monde s'y met

à la fin, beaucoup d'applaudissements, un rappel, deux rappels, et le violoniste-chef (c'est visiblement lui qui commande) nous joue la berceuse (de Mozart ?) qui est dans toutes les boîtes à musique de chambres d'enfant, et mime le geste d'aller dormir... Applaudissements nourris, encore, et Cléopatre se lève avant la fin d'iceux et part dans l'obscurité...

Cendrillon-et-son-prince_reference

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madame irma ?

Yessss...
Qui est-ce qui a remporté le Grand prix du jury en Selection Nationale cette année à Clermont ?

TON COEUR AU HASARD
de Aude-Léa Rapin

Prix ADAMI d'interprétation, Meilleure Comédienne (2015) - Julie Chevallier ,   
Mention Spéciale du Jury (2015) à l'interprète masculin Jonathan Couzinié ,   
Grand Prix (2015)

Eh eh... Ma boule de cristal en rosit d'émotion...

Ton-coeur-au-hasard-2

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dimanche 8 février 2015

froides sueurs

PHOENIX
de Christian Petzold

Hitchcock avait adapté pour son Vertigo un roman de Boileau-Narcejac (D'entre les morts) que j'ai lu quand j'étais jeune, et Christian Petzold vient d'adapter pour son Phoenix un autre "vieux" polar français de la même trempe, Le retour des cendres, d'Hubert Monteilhet, que j'ai lu aussi quand j'étais jeune...
Une homme et une femme. Une femme morte. Un homme qui utilise une femme pour la faire ressembler à celle qui est morte. Il y a entre les deux histoires d'interrogeantes similitudes. Chez Hitch, c'était Kim Novak, dans les deux rôles, chez Petzold c'est -bien entendu s'en réjouiront -et bruyamment- certains- l'iconissime Nina Hoss.
Elle commence le film assez mal en point. Rescapée des camps,  elle est méconnnaissable, le visage couvert de pansements (ça n'est jamais bon signe, dans un film, un personnage -surtout féminin- avec le visage bandé).

yeux_cu_bandage

Elle est prise en charge par une amie, confiée à un chirurgien qui lui refait le visage "comme elle était avant", et, de retour dans sa ville, la voilà qui cherche son mari, dont on lui annonce pourtant qu'il l'aurait lui-même dénoncée et livrée aux nazis. Mari qu'elle retrouve dans un cabaret, le Phoenix, figuré à l'écran par un rectangle rouge. Un Johnny du genre "Fais-moi mal Johnny..." ou "Johnny tu n'es pas un ange..." Sauf qu'il ne la reconnaît pas. Mais décide de la "prendre en main". Pour essayer de la faire ressembler à sa (qu'il croit défunte) femme  (elle-même, donc), pour arnaquer les assurances et récupérer un gros paquet de fric (l'héritage de sa femme). Sauf qu'il trouve qu'elle ne s'y prend pas très bien et n'est pas trop ressemblante.
Le film opère une impressionnante condensation, comme si Hitchcock avait été réécrit par Pirandello, scénographié par Brecht, et filmé par Fassbinder. (Toutes références qui me sont ainsi venues pendant la projection). Sueurs froides, c'est évident, sauf que la motivation n'est absolument pas la même (l'amour fou d'un côté, la cupidité de l'autre). Brecht pour le contexte (Allemagne, après-guerre, misère, violence) un peu daté, stylisé, Pirandello pour les jeux de miroir sur l'identité et le modus operandi, et Fassbinder pour les mêmes raisons que Brecht, mais cinématographiques (Ah, Le mariage de Maria Braun...) et l'énergie sèche qui va de plus en plus irriguer le film, à partir de ce point de départ convenu ("théorique") et quand même assez invraisemblable), et cette mise en route laborieuse de la fiction, pour l'élever "en douceur" vers une scène finale (deux, même : la gare, puis la chanson) magnifique.
(J'avais arrêté là la rédaction de ce post il y a une dizaine de jours, avant de partir pour Clermont, et il serait difficile que je le continuasse ainsi, et je le livre donc en l'état.)

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(l'affiche française, que je trouve -pour une fois- plus judicieuse que l'affiche originale...)

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samedi 7 février 2015

mes prix

un petit mot,quand même, en direct de
(j'avais commencé ça, un matin, sur place, mais c'est tout ce que j'ai pu écrire c'est dire)

donc plus exactement, un petit mot, juste en arrivant de (6h de train quand même!) avec la crève mais bon c'est la vie, (j'avais écourté mon séjour pour pouvoir assister ce soir au concert de Nasser, puis appris entre temps qu'il y avait tarot chez maryse ce même soir, et finalement ce sera rien du tout, voilà - Nasser, ça ne sera que le troisième fois que je les rate, la prochaine sera la bonne j'en suis sûr)

donc de retour de ce festival pour lequel j'ai une certaine tendresse (en réalisant quand même que ça faisait 10 ans que je n'y étais pas venu!) parce que c'est... très particulier : on ne voit pas voir des films, comme dans les autres, on va voir des programmes, des séries de films (avec une "thématique" et un code pour les repérages : les séances internationales sont des I quelque chose, les françaises des F, les labo des L, et ainsi de suite  : les transversales cette année étaient le vélo (V quelque chose) et la Chine (CH, vous avez compris le principe...) à vous ensuite de composer votre programme, puisque vous avez tous les lieux, tous les horaires (sur deux pages : les pairs et les impairs), chaque programme passant entre 6 et 8 fois. il y a aussi d'autres petites thématiques (une sur la Palestine (P), une autre de cinéma mexicain, sans oublier la séance spéciale polar/sncf (POL)
Au début, c'est simple, on y a à l'aveuglette, comme ça vient, mais plus les jours passent et plus ça se complique (c'est mathématique), et il y aura, forcément, à la fin, des séances magnifiques que vous aurez ratées, alors que vous aurez assisté à d'autres qui étaient plus dispensables...

Alors, avant la proclamation du palmarès ce soir, lors de la soirée de clôture, voilà juste un petit survol personnel : dans chacune des séances, mon (ou mes) film(s) préférés(s) :

POL : LOCKED UP (GB, 7')
3 bras-cassés, après un hold-up, bloqués dans la voiture dont le conducteur a perdu la clé...

I1 : INSPECTION (Russie, 16')
Une visite d'"assistantes sociales" au domicile d'une femme alcoolique et de sa fille
I2 : A MILLION MILES AWAY (US, 27')
Une chorale féminine d'adolescentes, face à leur nouvelle prof...
I3 : COUNTY STATE, USA : SWEET CORN (US, 23')
Un polar à rebondissements multiples, avec un hold-up, un fermier, de la citronnade et un vieux pick-up pourri
I4 : RETURN (NZ, 14')
Soirée en famille d'un mec "de retour", entre ses potes et son père, avec bières et jacuzzi...
I5 :
PILOTS ON THE WAY HOME (Estonie/ Canada, 16')
Film d'animation à QV, avec une femme en morceaux dans trois valises et des aviateurs en mal d'amour
HJONABANDSSAELA (Islande, 14')
Deux vieux potes (le gros et le maigre). arrive une dame dans leur piscine...
I6 : HOLE (Canada, 15')
Un handicapé sollicite son infirmier pour parvenir à jouir...
I9 : THE BRAVEST, THE BOLDEST (US, 16')
Dernier film vu cette année, et mon Grand Prix  International perso! (dernière larme de la compèt')
I12 : A SINGLE LIFE (Pays-Bas, 2')
Au milieu d'une sélection plombante, un bijou aussi drôle que court : un 45 tours, une vie...
I14 : PRENDS-MOI (Canada/Québec, 10')
Un infirmier aide un handicapé à avoir des rapports sexuels (ma première larme de la compèt')

L2 : SMALL PEOPLE WITH HATS (GB, 7')
Animation, non-sense total, delicious
L3 : TEHRAN-GELES (France, 18')
Sur une musique minale et répétitive, des vues nocturnes de téhéran, auxquelles se superposent d'autres, de los angeles, avec des témoignages oraux d'iranien(ne)s. Hypnotique et  jusqu'auboutiste (le rouge à l'image et la note finale) Mon grand prix Labo
L5 : CAMS (Suède, 13')
Paysages en plan-séquence sans aucune présence humaine, mais avec de drôles de machins noirs. Qui passent furtivement ou bougent soudain. Inquiétant...

F1 : TERREMERE (32')
Des frangins rebeus partent au Sénégal dans une vieille bagnole avec un cercueil sur le toit pour y enterrer leur père
F2 : JE REPASSERAI DANS LA SEMAINE (8')
Une animation sur deux potes et la mort du grand-père d'un des deux
F3 : TISINA MUJO (11')
un gamin, un ballon de foot, un  cimetière, une femme...
F4 : TON COEUR AU HASARD (39')
Portrait d'un loser affectif en trois actes (la caissière / la grand-mère, l'españole) qui ne s'en sortira jamais avec les femmes. L'acteur principal (Jonathan Couzinié) y est magnifique. Mon grand prix National
F5 :
MON BRAS ARME (4')
Un genre de clip de flics sur techno minimaliste
BEACH FLAGS, UNE EPREUVE DE SAUVETAGE (14')
Animation, avec une compétition de maîtresses-nageuses Iraniennes...
F8 : MON HEROS (30')
Deux frangins, un costume de poulet, des chinois, une bétaillère, des bières... Pendant longtemps ce fut mon préféré, avant d'être détrôné in extremis par Ton coeur au hasard...
F9 :
LEFTOVER (14')
Animation magnifique sur le thème des restes, avec plusieurs petites histoires dont on pense qu'elles vont se rejoindre, mais pas du tout...
LE DERNIER DES CEFRANS (30')
Encore un film de jeunes et de rebeus (il y en eut pas mal, cette année, tout de même...)
F11 : K-NADA (22')
Deux frangins en bagnole pour Amsterdam, l'un pour ramener de la dope et l'autre pour passer un cocnocurs de d-j...
F12 :
SECHEUR (23')
Un film simple et doux, juste une journée où deux copains sèchent l'école...

V1 : VIVE LE TOUR! (Fr,18')
Un doc restauré sur le tour de france dans les années soixante : Chapeaux en papier Poulain, Poulidor, etc. un autre temps (il est quand même question, in extremis, du dopage...)

P :
DISNEY RAMALLAH (Fr, 17')
Un père et son fils, qui voudrait désespérérément aller à D*sneyland. Ma deuxième larme cette année. (pas la fin, non, juste la scène de l'anniversaire)
THE WARREN (US/ Pal, 11')
Pes soldats israéliens font irruption dans l'appartement d'une famille palestinienne pour y débusquer...

 

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(Tehran-Geles)

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(The bravest, the boldest
)

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(Ton coeur au hasard)

allez, et je rajoute mon "Prix du jury" :

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(Mon héros)

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jeudi 5 février 2015

de retour le 6 (7)

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mercredi 4 février 2015

de retour le 6 (6)

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mardi 3 février 2015

de retour le 6 (5)

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lundi 2 février 2015

de retour le 6 (4)

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dimanche 1 février 2015

de retour le 6 (3)

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samedi 31 janvier 2015

de retour le 6 (2)

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