jeudi 16 mars 2006

requêtes

Ca faisait longtemps que je n'avais pas jeté un ail sur les requêtes gougueul. Voilà une brassée de requêtes sympathiques (ça me fait plaisir que des gens aient débarqué sur mon blog en tapant ça... toutes les autres, ouste, au panier!)

-          vox clamans in deserto

-          syndrome caliméro

-          "comme un lundi"

-          ta Kathy t'a quitté lapointe

-          "Fais de beaux rêves" canto musique

-          hélène surgere corps a Coeur 

-          zygomatiques

-          désir désir

-          cartes postales vieux rodez

-          "joao pedro rodriguez" 

-          lieux heureux 

-          coucoute 

-          film sur veillee mortuaire

-          dessin de duane michals

-          wassup rockers interview 

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la cultura

France-Mu
Ca clavecine et ça hautboïse. Des dames roucoulent, probablement vêtues en marquises ou en bergères, titillant vocalement des gros messieurs, vraisemblablement emperruqués idem, qui ne se font pas prier (enfin, si, un peu) pour leur répondre sur le même ton. Paisiblement donc, hors de la réalité désolante de l'actualité.
J'ai réussi hier soir in extremis à faire ce que j'avais à faire pour ce matin (procrastination, quand tu nous tiens...), que Bernard a résumé comme un Warhol à la Matisse, ... et un Matisse dans l'esprit de Warhol (ce qui n'est pas faux du tout!)
J'avais dans mon sac Mystic River (le troisième Dennis Lehane que je lis d'affilée) qui m'a permis de discuter avec plusieurs personnes des mérites respectifs du film éponyme et du bouquin en question.
J'ai commencé à dresser une liste de films comportant un "film dans le film" (pour B.)
Récupéré Permanent Vacation et Ghost Dog, prêté à la place Night on earth. (Derniers échanges, la semaine prochaine, finito!)
L'après-midi, j'ai assisté à la projection de L'Avventura (d'Antonioni, que je n'avais jamais vu, et que je rangeais -sur mes étagères mentales- dans la catégorie des "films dits chiants") Je me suis un peu endormi au début (ces chaises sont pourtant très inconfortables...) j'ai suivi un moment, j'ai regardé l'heure plusieurs fois et finalement je suis sorti de l'auditorium, agacé. Par le film et peut-être autre chose (...)
Je suis remonté dans la bagnole.
France-Mu, comme ce matin, clavecinait et hautboïsait, et mes copines et mes copains en costumes de marquis faisaient toujours rourourrrou et lalalalaaaa.
Juste le temps de lire encore un peu de Mystic River (dans un endroit pas vraiment prévu pour ça...).
Réunion des Cinéphiles Anonymes à 19h ("bonjour, je m'appelle R. et je suis cinéphile..."), pour la prochaine programmation. Comme la dernière fois, rien de vraiment très très enthousiasmant à se mettre sous la dent. (le Guy Maddin, peut-être ?)
Mangé des raviolis chinois à la vapeur en grignotant la nouvelle formule (bof) des Inrocks. (J'ai pensé à Nouvelle Cuisine, qu'on passera la semaine prochaine, et je l'ai un peu regretté ensuite, parce que j'ai eu du coup un peu de mal à finir mes raviolis...)
No tv, no book ensuite. (mais regardé un peu comment allait le monde à travers l'écran de mon ordi) et préparé un flyer pour un pot de départ que je donnerai mardi (le jour du printemps) aux bozarts. J'ai écrit "pour fêter le retour des hirondelles et le départ d'un autre oiseau"
Extinction des feux (comme on dit dans les -mauvais ? - romans pour "un sommeil sans rêves".)

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mercredi 15 mars 2006

psycho patho

Ca a déjà dû vous arriver... Vous savez, quand on étudie les maladies mentales et que le prof donne les symptômes et à chaque fois on se dit, ça c'est moi, et ça aussi, et ça aussi... Bref on relèverait, pour un peu, de toutes les pathologies simultanément! J'ai refait cette expérience, l'autre jour, chez Pierre, aux bozarts, en lisant (j'avais du temps libre) le quid 2006.
Ben oui, j'en ai trouvé une que je ne connaissais pas, et dans laquelle je me reconnaissais...
La voilà :

psychasthénie : Fatigue vécue sur les plans somatique et psychique mais résultant de facteurs psychologiques. Caractères : sous-estimation de sa propre valeur, indécision, timidité, rumination mentale...

C'est-y-pas beau, hein ???
(psychasthéniques de tous les pays, unissez-vous!)

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la tempête

Bout de rêve, d'il y a déjà quelques temps, mais bon puisque je m'en souviens encore, je le note, donc!

Je suis à flanc de colline, ou de montagne, avec mon père (mais plutôt vers le bas). A certains signes annonciateurs, on sent qu'une tempête est imminente, qu'elle va déferler sur nous. Nous n'avons même pas de bâche pour nous protéger, le seul rempart, que je trouve bien illusoire, est un fil, genre fil de nylon plastifié (corde à linge) qui est posé par terre tout le long de la prairie. Nous allons nous abriter dessous. Le vent se lève, devient de plus en plus violent, je suis un peu inquiet car mon père a posé un ou plusieurs couteux de cuisine (genre petit couteau pour éplucher les patates), j'ai peur qu'ils s'envolent avec le vent, et qu'en retombant, ils fassent du mal à quelqu'un. Je les plante donc en terre, pour minimiser les risques.
Je me demande si par hasard nous aurions le temps d'aller nous réfugier dans la voiture (qui ressemble à la vieille 309 de Malou) blanche garée un peu plus haut. Mais je me dis que dès qu'on va se mettre à courir la tempête sera sur nous.
Je pense d'ailleurs que les filles de Malou, elles, ont eu le temps de se réfugier dans leur (une autre) voiture...

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mardi 14 mars 2006

paysage

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constat (à l'amiable ?)

COLLISION
de Paul Haggis

Ben tiens, pour une fois, je vais dire du bien des Oscars. Si si ! Grâce à eux (et au fait que ce film dont, oui j'avoue  je n'avais jusque là jamais entendu parler, ait obtenu celui du meilleur film) il a pu re- (je viens de vérifier, il est sorti , plutôt discrètement semble-t-il, le 14 septembre, et a été primé à Deauville) -passer dans notre bôôô cinéma, et en V.O, en plus !

Scénariste(s) malin(s) (je n'ai pas scruté le générique final avec assez d'attention pour savoir s'ils étaient un ou plusieurs) en tout cas ayant peut-être trop bu de café tant ils nous ont tricoté un genre de panorama spasmodique, d'état des lieux survolté, de compte-rendu speedounet, dans le L.A boursouflé de 2006 : Gendarmes et voleurs, méchants et gentils,  riches et pauvres, blancs et noirs, racistes et pas, malades et sains, hétéro et ho (ah non, tiens, ça y a pas, bizarre, isnt'it ?), loyaux et ripoux, ils sont (quasiment donc) tous là.
Le film s'ouvre (et se ferme aussi) sur une collision entre deux automobiles (d'où le titre... là pour le coup ils n'ont pas eu trop à se fouler, hein...) Entre les deux, on aura vu un couple de bourges (un procureur et son oisive d'épouse), le même mais en couleur (un réalisateur de films et sa moitié) un duo de blacks braqueurs de voitures (dans ce films, ils roulent quasiment tous en 4x4 plus luxueux les uns que les autres!), une paire d'enquêteurs (un black et sa maîtresse métisse), un tandem de flics (un vieux raciste et un jeunot plein d'illusions) une famille de commerçants juifs et -last but not least comme on dit cheux nous- un amour de serrurier latino.
Soit une bonne douzaine de personnages, qui à priori ne se connaissent pas forcément ou n'ont pas forcément grand chose à voir ensemble, dont la présentation et la mise en place tiennent du cataloguage  et dont les interactions vont être scénarisées/organisées quasi comme un graphe mathématique, à tel point que le film semble vraiment plein à ras-bord. Une goutte supplémentaire et c'eut été l'overdose! Le débordement!
Il faut être plutôt attentif, tant ça n'arrête pas. Ah bon çui-là c'est le frère de celui-là ? et celui-là rencontre justement celui-là ? Et c'est celui-là qui vient travailler chez celle-là ? Et c'est celle-là qui va être secourue précisément par celui-là ? Dans la catégorie des "films choraux" COLLISION trouve sa voie (sa voix ? ) et remplit son office avec un jusqu'auboutisme plutôt roboratif, en roulant de la mécanique, tous chromes dehors, guilleret et clinquant comme un 4x4 flambant neuf à tombeau ouvert sur la freeway.
C'est efficace, on ne peut pas le nier. C'est très ricain. Entre bourrin et fleur bleue. A la fin, les méchants sont quand même un peu gentils, les gentils sont quand même un peu méchants. Genre de manichéisme à l'envers. Oui oui, je sais, c'est un peu comme ça dans la vraie vie.
Mais ça fait du bien (genre bonne conscience ?) d'entendre marteler "il ne faut pas juger les gens sur la couleur de leur peau", ni même sur leur apparence, d'ailleurs (tiens, celui-là, avec ses tatouages de taulard, ben figurez-vous que c'est le plus doux des agnelets, et celle-là avec sa coiffure à hmmm mille dollars ben c'est une sale bête de bourgeasse pleine de préjugés mais qui va -in extremis- réaliser où sont ses vrais amis...)
Constat salubre ? Pamphlet roublard ? Le filmage et le montage à l'arrache font tout ce qu'ils peuvent (et y réussissent !) pour nous en mettre plein la vue, alternant avec une précision chirurgicale les moments d'action, de drame, d'émotion, voire même de comédie. Et la distribution est à l'avenant (le directeur de casting a fait très fort, sur ce coup-là!)

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(et le serrurier latino est tellemnt mimi...)

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lundi 13 mars 2006

pataugeant

Genre de Twilight Zone.


Interstice entre le réel et le virtuel, entre le je suis au travail et je reste à la maison. Mais z'où donc ? Lundi matin, j'aurais pu aller aux bozarts (à quoi bon puisque j'arrête la semaine prochaine ? ) suivre ce cours d'histoire de l'art auquel je m'étais promis d'assister depuis quelques semaines à présent (mais il y a eu la neige, les vacances, puis re-la neige, etc...) mais finalement je suis resté at home. Un peu inerte un peu mollusque ? pas vraiment : pas d'amertume pas de tristesse non non... mais rien d'autre non plus. Sec. Vide, comme coquille d'escargot abandonnée par son propriétaire (on voit souvent des coquilles sans escargot dedans, mais jamais d'escargot sans coquille autour... Strange, isn't'it ? ). Abandonné, désaffecté. Non, je ne ressens rien de précis, je ne pense à rien de particulier, juste je ne sais pas,  j'ai même du mal ici à écrire quelque chose. M'exprimer (le tube de dentrifice qu'on presse à la pince pour en extraire encore quelques milligrammes de pâte rose et fluorée)
Dehors fait soleil (on va vers le printemps) mais froid (un froid sec est sain). Il faudrait peut-être que je m'habille (on ne traîne pas en peignoir un lundi matin , sauf
a) si on est malade
b) si c'est un jour férié
c) si c'est les vacances...)

et que je sorte.

(plus tard, le même, habillé)
Suis sorti donc un peu (c'est vrai qu'il fait froid). De derrière la vitre le grand soleil/ciel bleu fait illusion mais dès qu'on sort on sait. Ca caille. C'est l'hiver, quoi, pas de quoi en faire un plat.J'ai pourtant bien deux trois choses à faire (bon, rien d'absolument vital primordial) et d'autres choses auxquelles je pourrais penser (idem) mais bon c'est pas pour ça que je vais me bouger hein.
Un deux trois soleil. C'est moi qui m'y colle. Je reste toujours dans cet entre-deux un peu floconneux, planté comme un nain de jardin au milieu de mon carré de gazon synthétique. Aux aguets mais je ne sais pas de quoi. A l'affût d'un signe, d'un présage, de... quelque chose, merde! J'assure pour le quotidien, les affaires courantes : la bouffe le courrier les factures les rendez-vous avec les amis le cinéma la lecture l'ordinateur (ouais finalement, ça en fait quand même pas mal tout ça, non, me fais-je la remarque à demi-voix) et pour le reste... (mais quel reste resterait-il, hein ? rajoute la même voix intérieure) Ouais d'abord, quel reste ?
Bon c'est vrai que j'ai peut-être trop tendance à m'écouter parler, à m'ausculter le nombril, à voyager en rond au bord de ma tête, oui peut-être. Mais c'est le fruit d'une longue (mauvaise ? ) habitude. Pas d'ma faute, eh...

(Manque de magnésium, manque de carburant, manque d'énergie, manque de motivation ???)
Faut juste que je me déplie un peu, que je prenne l'air, que je prenne de l'envergure, que je prenne de l'altitude.
Un peu de recul, aussi.

C'est bientôt la fin de l'hiver !

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dimanche 12 mars 2006

langues

Oh les bastards!
J'ai reçu le DVD de Night on Earth, by Jim Jarmusch, acheté sur le ouaibe (c'est le film où j'étais tombé amoureux de Winona Ryder).
Le descriptif annonce "English, french, italian, finnish language - Includes english subtitles"
La formulation est un peu inhabituelle mais bon...
Je mets le dividi dans le lecteur qui m'informe qu'on ne peut accéder ni à l'audio, ni aux sous-titres.
Tiens tiens...
Je commence à regarder le film : il y a cinq parties : une tournée à Los Angeles, une à New-York, une à Paris, une à Rome, et la dernière à Helsinki. Je commence à comprendre...
Chaque segment tourné dans sa langue d'origine. Ce qui nous donne:
1) en anglais (sans sous-titres)
2) en anglais (sans sous-titres)
3) en français (with english subtitles)
4) en italien (with english subtitles)
5) en finnois (with english subtitles)
...et qui justifie parfaitement la notice citée plus haut.

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samedi 11 mars 2006

terre!

LA TERRE ABANDONNEE
de Vimukhti Jayasundara

Je reviens d'ailleurs.
Un autre espace, un autre temps.
Encore un de ces films-qui-ne ressemblent-pas-à-grand-chose-de-connu que j'affectionne. Si le réalisateur est sri-lankais, le lieu précis de l'action n'est jamais nommé explicitement. Un no-man's-land, quelques bicoques, un peu de végétation, de la poussière... Quelques civils et pas mal de militaires... C'est peut-être la paix, mais ça a sans doute été la guerre...
Quand le film commence, il donne au spectateur l'impression de prendre l(es) histoire(s) en route, que tout ça a déjà débuté sans lui, bien avant le générique. Et le même sentiment  resurgit à la fin, qu'au-delà de cet écran noir avec une voix off qui énumère impavidement sa litanie de disparus, ça va continuer sans nous...
Bon, vous l'avez compris, on n'est pas du tout ici dans Les Bronzés au Sri-Lanka. Ni glamour, ni gaudriole ni popcorn ni bons mots. On est ici dans le noyau central, l'épicentre, l'essence même de ce qu'est le cinéma. Des plans-séquences étirés avec une infinie patience, des dialogues parcimonieux, une lumière somptueuse, un  regard de poète (ou de peintre) de la part de ce jeune réalisateur ; on sort de là, quelque part entre béat et béant.
La chronique naturaliste qu'on voyait s'esquisser dans la première partie du film va progressivement se muer en constat de la violence (militaire ? ) ordinaire, dans tout ce qu'elle a d'absurde er d'injustifié.

On est un peu perdu, au début, face à cette succession de scènes amples à la beauté incontestable, mais au contenu narratif pas immédiatement assimilable, à cette poignée de personnages dont on a du mal au début à définir les liens et les interactions ; on craint que le réalisateur ne nous livre qu'un bout-à-bout de moments beaux (ce qui serait déjà pas mal !), qu'il délaisse la narration au profit de la seule contemplation. Il n'en est rien. Détail par détail, l'édifice va se construire, exigeant il est vrai du spectateur une attention constante (mais comment réussir à ne pas rester fasciné devant tout ça ? ).

C'est peut-être le film lui-même, dans sa globalité, qui  pourrait apparaître au spectateur comme une énigme. Ou plutôt la question, qui serait posée au même spectateur, à savoir s'il accepte de déposer là ses oripeaux d'occidental rationnel, ses accessoires dérisoires, pour oser s'immerger dans le cours d'eau nocturne et bleu (c'est une image du film...) de LA TERRE ABANDONNEE, pour s'abandonner à ce que mon voisin a fort justement nommé une autre temporalité...

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Les personnages esquissés lors des lambeaux initiaux de la fiction (le garde, sa soeur, sa femme, le copain à vélo, l'écolière, le vieil homme, Petit-Oiseau, les militaires...) vont progressivement acquérir épaisseur, densité, netteté (comme dans un labo photo on voit monter dnas le bac de développement l'image en train d'apparaître) mais je ne vous ferai pas croire que vous aurez tout compris à la fin. Certains des personnages du début n'y seront plus, mais il n'est pas question ici de whodunit ni de résolution d'énigme...

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réflexions

Aujourd'hui le temps idéal pour moi : mouillé au sol (la pluie et la neige qui a fondu en grande quantité) et clair au-dessus (par moments! quand le ciel est bleu et que le soleil n'est pas caché par les nuages, tout ça change tellement vite!) Justement, pendant que j'écris, le "beau ciel bleu" s'est barré en quenouille, le soleil a disparu avec armes armes et bagages et tout s'est comme éteint, bah ça va revenir... Novembre ne va pas impunément remplacer mars, comme ça au débotté, non mais!
Un temps idéal ... mais pourquoi donc ? (se demande le lecteur un peu attentif qui ne se laisse pas distraire par les digressions)

Pour photographier des reflets!

J'ai, depuis mon premier appareil photo (un Chinon 35EE je crois, acheté à la fnac de mulhouse avant de partir en scandinavie, en juillet 76) une double passion, pour le flou (surtout le flou dit "de mouvement") et pour les reflets ! Oui, depuis quasi-toujours : j'en ai fait sur diapo, puis j'en ai fait sur papier, en couleur, en noir et blanc, et maintenant, j'en fais en numérique... faut bien vivre avec son temps! ( Celà dit, j'aime bien aussi -vous avez dû vous en rendre compte- les effets de buée, de gouttes, d'opacité/translucidité, de visible/caché, ou plutôt presque visible/presqu'invisible mais ceci nous éloigne du sujet d'aujourd'hui...)

Pourquoi le(s) reflet(s) ?
Peut-être parce que je trouve que c'est le plus joli des mensonges, la plus charmante façon de (faire) prendre des vessies pour des lanternes, ce dosage -parfois aléatoire- de réel/virtuel, de vrai/pas vrai où l'oeil, tout seul, à parfois un petit temps de latence pour interpréter l'image, et se met à siffler désespérément entre ses doigts pour réveiller le cerveau hep là-haut! ouais toi! gros fainéant, eh, tu m'aides à comprendre? On fixe l'image de quelque chose qui n'y est pas vraiment, on invente en disant la vérité. On triche honnêtement, quoi. Simplement ça me fait plaisir (c'est p't'être un peu puéril ? ) d'enchevêtrer deux espaces, de réussir à faire cohabiter dans ce rectangle imagier deux plans qui ne devraient logiquement pas s'y trouver ensemble. Et pourtant...


J'aime ces reflets-ci (les diurnes, les solaires, pour résumer) mais j'ai aussi une grande tendresse pour les mêmes en nocturne (et là, il me semble que ça me vient en droite ligne d'un film de Coppola, que je n'ai d'ailleurs jamais vu, One from the heart, je crois, mais bon, je peux me tromper!) oui, la nuit lorsque la pluie a bien lavé les trottoirs et que s'y reflètent les lumières urbaines, néons, enseignes, vitrines... Je n'en ai hélas que bien peu d'exemples (le numérique devrait un peu remédier à cette lacune, mais encore faut-il avoir l'appareil au bon moment, et surtout pouvoir prendre la photo (ce genre de réverbération étant hélas pour moi le plus souvent visible quand je suis en bagnole...

D'autant plus que ces reflets-là, (les diurnes, donc), présentent un intérêt supplémentaire par rapport à leurs homologues vitrés et durables,celui d'être -modestement, pudiquement- éphémères. Fugaces. Précaires. Encore une fois (oui, oui, je sais je radote un tantinet, désolé pour ceux qui suivent) "ne pas rater l'instant suffit." Ca ne dure que le temps d'un rayon de soleil, conjugué à celui d'un trottoir pluvieux...

J'ai  donc eu le plaisir, cet après-midi, de faire une longue balade urbaine, en ayant le loisir de shooter si j'en avais envie la moindre flaque, aussi minuscule fut-elle. (Parfois, je l'avoue, dans la rue on me regarda...)
En voici quelques réflections.

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Posté par chori à 00:29 - - Commentaires [1] - Permalien [#]