samedi 6 mai 2017

samantha

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AURORE
de Blandine Lenoir

Agnès Jaoui est une dame qui, pour moi, jouit d'un capital sympathie énorme, que ce soit en tant qu'actrice, réalisatrice, scénariste ou dialoguiste (en voilà des casquettes!). Je lui dois maints bonheurs cinématographiques, petits ou grands c'est selon. Et elle confirme ici tout ce bien qu'on pense d'elle (et qu'on va continuer à penser) dans un beau rôle de femme mûre, superbement épanouie, dans le prolongement de celui qu'elle tenait dans le délicieux Comme un avion de Bruno Podalydès.
De Blandine Lenoir, j'ai vu le précédent film, Zouzou, (noël 2014) que je n'ai visiblement pas beaucoup apprécié  puisque je n'en ai mentionné que l'affiche et le score : ** (normalement ça peut monter jusqu'à *****). Mais bon, la bande-annonce était vraiment drôle et plaisante, Emma avait vu le film à Besac et avait adoré, et ça passait cette semaine dans le bôô cinéma. Trois bonnes raisons, non ?
Séance de retraité(e)s, donc, à 16 h (3 femmes et moi). Et il faut reconnaître que le film tient sympathiquement les promesses de sa bande-annonce. Une femme, la cinquantaine, donc, "épanouie", avec ses deux filles, plus une grande copine, plus un ex-mari, à un moment particulier de sa vie (mais tous les moments de nos vies ne sont-ils pas, par définition, des "moments particuliers" ???). Elle retrouve par hasard son premier amour de jeunesse (Thibaut de Montalembert, très bien, vu en ce moment dans Dix pour cent) et replonge dans son passé, elle a affaire à un nouveau patron dans le bar où elle était serveuse et qui l'affuble d'un nouveau prénom, et affronte son présent, l'aïné est enceinte, la cadette veut arrêter ses études, elle fait face à l'avenir... Family life, quoi, sur tous les tons, de tous les temps.
Marie à la sortie évoquait à la fois Lulu femme nue et Camille redouble, et elle avait doublement raison (d'ailleurs, Solveig Anspach a droit à  un remerciement spécial dans le générique de fin). Film" de femme(s)", de copines, de sororité, dont, forcément pour lequel il me manque quelques clés pour l'apprécier pleinement (tout ce qui tient à la relation mère/fille par exemple). Le film est vraiment plaisant, Agnès Jaoui en est de pratiquement tous les instants, elle y rayonne jubilatoirement. Et  c'est vraiment un grand bonheur de la suivre.
On avait deviné assez tôt comment ça allait finir, mais on est quand même content que ça finisse comme ça, on se laisse aller avec plaisir, en plus, Bertrand Belin a composé une musique qui va  bien avec le film. De quoi être ravi, passer un très bon moment.
Il manque toutefois (faisons notre esthète cinématographique boudeur et poseur) un petit je-ne-sais-pas-quoi (qui est légèrement différent d'un je-ne-sais-quoi, sans que je puisse vraiment préciser en quoi) pour qu'on soit encore plus heureux en sortant (pendant le film, je me suis mis à faire des comparaisons avec L'autre côté de l'espoir, en me demandant pourquoi, dans un cas, j'avais ressenti  une émotion esthétique aussi violente pendant tout le film, tandis que, dans l'autre, je ressentais juste le plaisir de voir un film plaisant. Ce qui est déjà bien, quand même, reconnaissons-le). Peut-être juste un peu trop sage, un peu trop contenu, attendu... mais c'est vrai qu'il faut lui reconnaître la singularité d'un (beau) portrait de femme quinqua, ce qui n'est pas si courant par les temps qui courent, dans le cinéma (qu'il soit français ou étranger). A défendre, donc, et à encourager.
Un film ensoleillé, chaleureux, oui, comme quoi, hein,  une  bouffée de chaleur ça peut ètre agréable...

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jeudi 4 mai 2017

deux fois une heure

Je me réveille, il est quatre heures, trop tôt pour se lever, je me recouche. Je me rendors illico, et je rêve que je regarde deux épisodes d'une série. Je me réveille et je me dis, juste avant d'ouvrir les yeux "si j'ai regardé deux épisodes d'une heure, il doit être six heures" J'ouvre les yeux, je regarde le réveil : il est six heures.
Ca me fait sourire.

 

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le congélateur, le tas de charbon, et le doigt coupé...

(pourquoi va-t-on revoir un film ?)

(-parce que l'occasion fait le larron...)
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ORPHELINE
d'Arnaud des Pallières

Revu dans le bôô cinéma en compagnie de Coralie et Pépin. Ce qui changeait c'est que l'écran cette fois-ci était vraiment gigantesque (on était pourtant un peu au fond) et qu'il s'agissait presque de fournir un effort pour faire un balayage oculaire complet gauche/droite (et presque donc d'avoir à tourner la tête, si si!) heureusement, il n'y avait pas de sous-titres.
Le film m'a fait (un peu) moins d'effet qu'à la première vision (j'étais surtout impressionné par cette histoire de taille d'écran), mais les actrices sont toujours aussi bien, chacune dans son registre et dans sa partie. Et j'aime toujours autant cette forme de déconstruction "en arrière toute!" et la quantité d'interrogations et de doutes qu'elle génère (qu'elle suggère).

 

(-parce qu'on l'a tellement aimé la première fois qu'on a envie de vérifier si on l'aime toujours autant la seconde...)
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L'AUTRE CÔTE DE L'ESPOIR
d'Aki Kaurismaki
"Rouges sont les baies du sorbier comme si elles étaient en sang...". Toujours autant une merveille, toujours pour moi le même effet de sidération (qui se traduit par ce truc au niveau du plexus et cet autre machin qui coule des yeux) : tout est simple, tout est juste, tout est magnifique, tout est émouvant. Et tout est soigneusement composé, entre impossible et impassible, avec ce tempo si particulier, cette inexpressivité soigneusement surjouée, cette humanité glacialement bienveillante, cette économie de mots qui contient l'intensité et la profondeur des sentiments. Si, comme il l'a annoncé, c'est effectivement le dernier film de Kaurismaki, c'est parfait de quitter la scène sur cette note-là. Comme ce film, oui c'est... parfait.

 

-pour rendre service (parce qu'on est serviable)
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GRAVE
de Julia Ducournau
Où il était question d'accompagner au cinéma une demoiselle qui avait peur d'aller le voir seule (ce fut exprimé en LSF). Je l'avais déjà vu, ce savais à quoi m'attendre. Encore une fois, passer de l'écran moyen de Besançon à celui gigantasquissime du bôô cinéma s'accompagna de l'effet de transmutation (ce n'est plus tout à fait le même film), déjà ressenti pour le précédent Orpheline. J'avais deux spectacles pour le prix d'un : les aventures de Justine, sur l'écran, et celles de Marie, à côté de moi, qui se cachait régulièrement les yeux derrière (voire même sous) son manteau. Le film est toujours aussi efficace, la jeune Garance Marillier toujours aussi impressionnante et le jeune Rabah Nahit Oufella toujours aussi bandant. (et j'ai toujours un peu vaguement la nausée en sortant de la salle.) Tentavice (réussie) de mutation, d'hybridation des genres. Où le film, dit "de genre", justement ne serait peut-être qu'un oripeau, un déguisement, un argument publicitaire.

 

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mercredi 3 mai 2017

revisité

une nouvelle recette de riz au lait... qui change, et me ravit (trouvé dans Tu mitonnes, de l'excellent Jacky Durand (Libé numériquei uniquement)

130g de riz
1l de lait
50g de sucre
1 pincée de sel
1 gousse de vanille

et
1 pomme golden
50g de pistaches mondées non salées
4 abricots secs

Faire bouillir le lait avec le sucre et la gousse de vanille

Éplucher la pomme, la couper en touts petits morceaux
Couper les abricots secs en tout petits morceaux
Hacher les pistaches
Dans le lait bouillant verser le riz, la pincée de sel, et le mélange pomme/pistaches/abricots
La recette dit ensuite de faire cuire 15 minutes en remuant souvent...
Ca me semblait peu, j'ai fait cuire 25/30 minutes en remuant presque tout le temps

Laisser tiédir, le temps que le riz finisse d'aborber le lait tout son soul

Dégustez tiède... C'est à tomber (ça change du riz au lait tout blanc habituel, on a les notes de couleur des pistaches, des abricots, de la pomme..., et en bouche c'est pareil...)

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mardi 2 mai 2017

rien à voir (avec ce qui précède)

(l'appareil-photo et le téléphone)

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lundi 1 mai 2017

avril 2017

1er avril (derrière la porte de la cuisine)
Au fond d'un grand sac plastique  rempli de sacs plastique plus petits, retrouvé un seul d'entre eux, en plastique rouge et blanc,  tombé mystérieusement en miettes, décomposé
2 avril (dans la cuisine)
Comme chaque année, le retour des fourmis en quête de sucre (il semblerait que cette fois elles arrivent par les canalisations)
3 avril (sur la route)
rouler pendant quelques minutes sous une splendide lumière d'orage, avant que de se faire copieusement arroser par celui-ci, quelques minutes aussi
4 avril (dans le hall du CDN)
Rodolphe Burger s'est approché de moi, il voulait juste savoir ce que j'étais en train de manger, je le lui ai bafouillé...
5 avril (plate-bande 1)
A contre-coeur, je me suis vu forcé d'éclaircir une trémière qui faisait trop d'ombre à mon petit groseiller
6 avril (FJT)
Ne pas oublier les lasagnes (délicieuses)  puis les oeufs à la neige (idem) de ce midi (peut-être juste parce que j'avais très faim ?)
7 avril (en face de la pharmacie)
avant d'arriver au cinéma, cet ouvrier torse-nu au soleil sur un chantier que mon appareil-photo n'a daigné photographier que flou
8 avril (tableau électrique)
une histoire incompréhensible de disjoncteur différentiel, (qui disjoncte, justement et ne veut pas re-joncter),  me fait appeler à l'aide différentes personnes, en vain, et finit par se résoudre "comme ça", tout aussi incompréhensiblement
9 avril (dans la cuisine)
re-sorti du carton le blender à smoothies (ce midi : poire, lait d'avoine et cerises -surgelées!-)
10 avril (LSF)
Signé par Pépin, la différence entre escargot et hirondelle
11 avril
("mon" mur)
Chaque fois que je bagarre pendant un certain temps pour arracher le lierre, je finis par penser à la chanson de Maxime Leforestier La rouille
12 avril (parking)
Un gros routier à l'air furibard est descendu précipitamment de son bahut et a foncé sur un automobiliste (qui devait l'observer avec trop d'insistance)  qui a démarré sur les chapeaux de roues. Moi, je lisais, tranquille, un peu plus loin (tout ça dans mon rétro)
13 avril (pharmacie)
le plaisir de reconnaître immédiatement, derrière le comptoir, la jeune Léa K. que j'avais connue enfant, puis adolescente, il y a... un certain temps
14 avril (plates-bandes)
Mais où se cachent-ils donc, toute la journée, ces escargots  qui boulottent gloutonnement les feuilles de mes roses trémières, pendant la nuit ?
15 avril (boîte aux lettres)
reçu ce jour l'invitation pour le traditionnel anniversaire (le 33ème, cette année) du colza, et me suis ému de combien tout ça était soigné, jusqu'au moindre détail
16 avril (cuisine)
me suis lancé, de bonne heure, dans un "gâteau magique aux framboises" (et je préfère l'écrire avant d'en connaître le résultat)
17 avril (anniversaire du colza)
froid et humide pour cette 33ème édition, où il fut question dans les lectures de l'influence des rêves, de la description de la banane, du museau de l'ours polaire, des règles du deuil, et du sens de la vie...
18 avril (PHAJ)
A priori, on pourrait croire que c'est mieux de manger tout seul, parce qu'on a une vue imprenable sur le défilé des travailleurs qui passent à la caisse, mais non, finalement, c'est beaucoup moins agréable que lorqu'on y mange à plusieurs...
19 avril (Cinéma Victor Hugo)
Sortir de Corporate, avec Emma, demander quel film passe ensuite, et, coup de chance, enchaîner avec L'Opéra
20 avril (Super U)
deux jeunots embarrassés tournicotent et finissent par me demander si je peux leur rendre un service : passer avec eux à la caisse parce qu'ils ont acheté de l'alcool... je leur réponds que j'étais enseignant, qu'idéologiquement, je ne peux pas cautionner ça, ils me répondent gentiment "oui mais vous n'avez pas été notre prof...", mais n'insistent pas davantage
21 avril (étagères)
retrouvé, après l'avoir cherché longuement, le livre de Kazuo Ishiguro Auprès de moi toujours, parce que j'avais envie de le lire, mais découvrir au même moment, sur ce blog, que je l'ai déjà lu, il y a quatre ans (et n'en ai aucun souvenir)
22 avril (6, rue du moulin)
trois matins de suite que je rate le facteur pour lui rendre cette lettre qu'il m'a distribuée par erreur, je suis donc allé la remettre moi-même dans la boîte aux lettres de son destinataire
23 avril (au bureau de vote)
mon candidat (le même qu'en 2012) a vu son nombre de voix multiplié par 3
24 avril (cours de LSF)
J'ai failli me lever et partir au bout de dix minutes, tellement je ne comprenais rien de rien de rien au début
25 avril (dehors)
Comme Catherine l'avait annoncé (et pourtant on avait du mal à la croire) il a plu -copieusement- cet après-midi
26 avril (Publisher)
à peine plus d'une journée pour mettre en page et composer les en-têtes des 15 films de la programmation de mai, (temps de Toussaint, ça tombait bien...)
27 avril (en face)
ma voisine m'emmène dans son jardin pour me montrer tout ce qui a souffert des gelées : le vinaigrier, la bignonne, les hortensias, et la vigne au-dessus du portail...
28 avril (dans ma cour)
grâce à Manue et à son coupe-branches, réussi un toilettage de printemps du gros rosier au coin du mur, qui était devenu hirsute
29 avril (Cuse)
écrit les scores des parties de scrabble successives au dos de différents bullletins de vote du (tout récent) premier tour, fournis par Catherine
30 avril (vide-grenier)
Je n'ai pas réussi à vendre les calendriers que j'avais confiés à Isa et François, mais j'ai récupéré sur leur étal une splendide figurine de petite bonne femme qui souffle dans une langue de belle-mère lorsqu'on lui appuie sur la tête

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mercredi 26 avril 2017

le choeur et le taureau

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L'OPÉRA
de Jean-Stéphane Bron

Emma avait été tellement enchantée par ce film qu'elle est revenue le voir avec moi. J'aime bien ce genre d'expérience immersive dans un milieu donné, comme ont déjà pu en produire Nicolas Philibert chez nous (Un animal des animaux, La Ville-Louvre, La Maison de la radio, La moindre des choses, Le pays des sourds) et Fred Wiseman aux USA (il y en a beaucoup trop pour que je les nomme, je vous recommande le volume 3 de ses oeuvres). Etre comme une petite souris (les américains disent fly on the wall) et assister à ce qui se passe un peu partout, à tous les niveaux, depuis le tout-en haut (les bureaux de la direction) jusqu'au tout-en-bas (les coulisses et les arrière-salles). Ce qui se dit, ce qui se fait, ce qui se met en place, ce qui coince, ce qui change,  C'est très plaisant, très agréable, on se sent presque un privilégié de pouvoir assister à tout ça (oui, le prix des places à l'Opéra est prohibitif, et vu le taux de remplissage, les happy few semblent beaucoup plus nombreux qu'on pourrait le penser). En cette période pré-électorale, ça retourne bien le couteau dans la plaie (et ça pourrait le replacer entre les dents) : les riches à l'Opéra, et les pauvres au bistrot!. mais revenons à l'art lyrique et au chorégraphique, puisqu'on passera, avec le même bonheur, des entrechats aux contre-ut (c'est invariable), et on aura donc la chance et le plaisir d'assister à la gestation -et à la naissance- de plusieurs créations (Moïse et Aaron, La Bayadère, Les Maîtres-Chanteurs), chacune apportant son personnel et ses problèmes spécifiques, entre lesquels le réalisateur et sa céra vont et viennent, batifolent, virevoltent : un choeur de longue haleine, un taureau, un élève-chanteur russe, une ballerine, un responsable qui ne sait plus s'il veut l'être encore, une jeune demoiselle qui se contient avec son violoncelle, et qne sait faire que teuh!, un moment d'émotion à propos des victimes du Bataclan...
C'est très très agréable, parce que très bien construit (on est d'abord un observateur extérieur, et plus ça va plus on s'approche des choses -et des personnages-) et les presque deux heures passent sans qu'on s'ennuie une seconde.

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mardi 25 avril 2017

proactive

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CORPORATE
de Nicolas Silhol

D'abord, j'étais content de revoir Céline Sallette. Et d'autant plus que pour une fois, elle ne taille pas la zone en buvant des bières et en étant très malheureuse. Bon là, elle est habillée classe, elle a un beau bureau, des chemises blanches impeccables qu'elle change souvent (plusieurs fois par jour), des chaussures de dame, et c'est une killeuse. (elle le dira elle-même, un peu plus tard dans le film). Elle est chargée des RH dans une entreprise où Lambert Wilson est son supérieur. Oui, c'est une killeuse, et elle a été embauchée pour killer.
Et, justement, un des employés dont elle avait la charge va se défenestrer sous ses yeux (et ceux de tous), dans la cour de l'entreprise. Elle l'avait croisé dans la rue quelques instants plus tôt, et avait été plutôt sèche envers lui (un employé "placardisé" dont on avait fait en sorte qu'il finisse par proposer lui-même sa démission, mais qui avait la mauvaise idée de résister et de ne pas le faire...). Ca fait tâche (dans tous les sens du terme). Débarque alors une inspectrice du travail qui se met... au travail pour déterminer les circonstances, les causes, du décès en question. Et la faute à qui donc est-ce. La frontalité initiale du choc entre les deux forces en présence (l'inspectrice / la RH) va se moduler, comme évolue le comportement de la DRH lorsqu'elle prend conscience qu'on veut lui faire endosser toute la responsabilité, alors que, selon elle, elle n'a fait qu'obéir aux ordres.
Céline Sallette incarne vaillamment le personnage de la RH glaciale qui s'humanise progressivement (d'abord pour sauver sa peau, peut-on penser) pour finir par se transformer en Zorette (féminin de Zorro) justicière, comme lui dit son patron "soudain douée d'une conscience"...
Le film démarré en chronique sociétale ("les personnages sont fictifs mais les modes de management sont réelles" est-il dit en ouverture)  continue en thriller efficace jusqu'à son épilogue attendu (qui n'avait guère que deux options possibles : soit ça finissait tout blanc, soit ça finissait tout noir)  mais irréaliste (schématique) un chouïa, non ? (je suis perso assez youp la boum, mais bon, là, e dénouement évoque quand même trop Fantômette et la multinationale). La question humaine, de Nicolas Klotz, avec le même point de départ ou presque, était autrement fort et dérangeant...
Mais le film se voit sans problème, suscite une saine -et justifiée- indignation mais bon les choses dans ce domaine ne semblent pas prêtes de changer (et ce n'est pas le résultat du premier tour de la présidentielle qui va me contredire, hein ?)

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samedi 22 avril 2017

micro169

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En Russie, un jugement rendu le 11 mai 2016 a ordonné la censure de toute représentation de Poutine en homosexuel.

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Aux Pays-Bas, des hommes (politiques ou pas) se tiennent par la main
(et se font photographier) pour dénoncer un attentat homophobe à Arnhem

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Les tests ADN ont révélé que les  "amants de Pompéi" étaient du même sexe (deux jeunes hommes, donc, de 18 et 20 ans)

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En Tchétchénie, plus d'une centaine de personnes, "homosexuelles ou soupçonnées d'appartenir à la communauté", entre 15 et 50 ans, auraient été arrêtées lors de "purges préventives", puis déportées par les autorités  vers d'anciennes prisons militaires secrètes, notamment dans la ville d’Argoun, non loin de Grozny, pour y être torturées ou battues à mort, selon le quotidien indépendant russe Novaïa Gazeta, relayé par le Courrier international.

La-Tchétchénie-aménage-ses-premiers-camps-de-concentration-pour-homosexuels-calqué-sur-le-modèle-nazi

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le maire d'extrême-droite d'un petit village hongrois veut bannir de sa commune  les musulmans et les LGBT

Le-maire-dextrême-droite-dun-petit-village-hongrois-veut-bannir-«-LGBT-et-musulmans-»-de-sa-commune

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vendredi 21 avril 2017

anniversaire du colza

la soirée rituelle (33ème du nom), le lundi 17 avril, dit "de Pâques" :

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temps magnifique, soleil radieux, couleurs sublimes...
même à la nuit tombante c'était par-fait!

 

 

 

sauf que...

 

 

 

 

 

 

non non, pas du tout,

 

 

 

 

en vrai, c'était plutôt comme ça :

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ciel bouché, humidité, temps froid, lumière de merde...

 

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(avant / après)
(merci la touche "boost" de l'appareil-photo!)

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