le dedans de la tête entre autres
jeudi 4 mai 2017

deux fois une heure

Je me réveille, il est quatre heures, trop tôt pour se lever, je me recouche. Je me rendors illico, et je rêve que je regarde deux épisodes d'une série. Je me réveille et je me dis, juste avant d'ouvrir les yeux "si j'ai regardé deux épisodes d'une heure, il doit être six heures" J'ouvre les yeux, je regarde le réveil : il est six heures.
Ca me fait sourire.

 

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jeudi 10 novembre 2016

09/11

Il y avait eu le 11/09, on a à présent le 09/11!
Fucking journée de merde!

A 17h32 il faisait déjà nuit noire
mais il continuait de pleuvoir comme vache qui pisse
-oui, je sais, il aurait pu neiger, on l'a juste manquée de peu (la neige)-
mais bon, toute la journée, pluie, froid, lumière lugubre

ce matin, j'étais encore -un peu- agacé à cause d'hier soir
(une histoire de bôô cinéma et de nombre de séances scandaleusement -et sans explication- réduit)
mais je l'ai été encore plus en regardant la couleur de la carte de s ZétaZunis où le rouge gagnait de plus en plus sur le bleu,minute après minute, état après état
inquiet, de plus en plus à vrai dire
je faisais autre chose mais je revenais sans cesse voir comment ça progressait
et pouf! il a gagné!
(arghhhh)

ce qui caractérise l'être humain, ce qui est fascinant chez lui, c'est sa capacité à faire encore pire
à chaque fois, résolument, avec constance, avec obstination, avec acharnement
(nous avons tous en nous une certaine dose de connerie, personnelle, individuelle, "normale"
mais
multipliée par des millions de têtes de pipe, elle a tendance à augmenter exponentiellement...)
oui, fascinant

l'électeur moyen de Trump est "blanc, peu diplômé, rural et croyant"
les outrances ont payé, dirait-on
("plus c'est gros, plus ça passe")
Clintchounet doit être radieux
tout paraissait tellement joué d'avance
plié bâché les doigts dans le nez
et pouf pourtant, il a été élu

(le "vote honteux", l'amérique profonde, tout ça...)

Ca doit déjà donner des idées à certain(e)s
de par chez nous
ça pue déjà bien fort le fumier, le lisier, la merde qui monte
(c'est juste une façon de nous préparer ?)

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vendredi 14 octobre 2016

portefeuille

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Tout ce qu'il y avait dans mon portefeuille, et qui fut rapporté aux Objets Trouvés par je-ne-sais-pas-qui (qu'il ou elle en tout cas en soit mille fois remercié(e)), sans toutefois le portefeuille en question, ni la carte bancaire ni les 25 ou trente euros... (On se saurait tout avoir). Et encore mille mercis à Hervéchounet qui fit le déplacement à Paris tout exprès ou presque.

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dimanche 11 septembre 2016

oups!

Avec toutes ces émotions de fin d'août, j'ai complètement zappé l'anniversaire du blogchounet!

11 ans!
Bonze anniversaire, le blogchounet, tiens avec onze images!

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2005, Portugal

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2006, Montmarin

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2007, Bozarts

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2008, Paris

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2009, manifs

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2010, India

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2011, ipomées

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2012, Paris

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2013, école

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2014, Belfort

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2015, fjt

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2016, colza

 

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dimanche 28 août 2016

paris en temps réel ou presque 3

mercredi

Canicule, sérieux.
Début de nuit difficile à cause du dos, puis je me relève, à 3h, y passe un coup de sèche-cheveux, reprends des médocs (je mélange l'allopathie et l'homéopathie, ce qui permet d'espérer! deux fois plus! ) et redors ensuite un peu mieux, jusqu'à 7h;
Matinée "lettres recommandées avec accusé de réception" (la banque et la mgen) dans la poste rue Léon Frot avec postières spécialement désagréables (j'ai pensé à la chanson de Perret) puis "je vais jusquà la gare de l'est racheter un billet de retour pas cher vu sur Internet", où un jeune employé insensible à ma détresse m'explique que c'est uniquement une offre internet, et qu'il ne peut donc me le vendre. Je joins Malou au téléphone, qui passera demain après-midi à l'appart, puis je décide, puisque je l'ai bien mérité, d'aller au cinéma :
RESTER VERTICAL à midi, très guiraudien, devant un public quelque peu clairsemé, avec des choses que j'adore, et d'autres moins..
ELEKTRA MATHEMATRIX à 14h un film de Blanca Li dont la bande-annonce m'avait alléché, et qui ne ment pas : 1h20 de jeunes gens qui dansent sur fond d'électro, scènes collectives le plus souvent, un solo, un duo, et tout ça sans un mot. Voir danser des jeunes mâles c'est assez plaisant, surtout le genre élastique du calbute par dessus le jogging, on les voit même torse-nu, parfois avec des mouvements pelviens torrides, et tout ça sans un mot...Stimulant.
puis je file à l'archipel pour voir L FOR LEISURE appâté par le nom de Gabriel Abrantes et par les mots "lutte gréco-romaine", il s'agit de deux mensonges, je suis seul dans la salle et je manque de partir mais je reste quand même jusqu'au bout de cette "comédie expérimentale" (je viens de vérifier sur all*ciné, je n'avais pas rêvé, il y a bien ces mêmes mots...) où des étudiants américains se souviennent de leurs vieux springbreaks...
Retour à l'appart pour soirée moite (mais, tiens, sans Leffe)

jeudi

Canicule, toujours. 
Très mal dormi (c'est juste les changements de position qui sont douloureux, notamment celui de la position assise à la position debout. réveillé à 2h, puis à 6, je me recouche vaillamment à chaque fois.
Je termine les cartes postales, sors pour les poster, et en profite pour aller voir HOTEL SINGAPURA , d'Eric Khoo, au MK2 Beaubourg, malgré les avertissements d'Hervé : il avait raison, ça n'est pas très bon (une dizaine de minutes à sauver, tout de même...)
Malou passe à l'appart en début d'aprem, il fait abominablement chaud, on va à gare de l'est pour qu'elle puisse m'achter ce fichu billet de retour anticipé (41€ qd même!) retour à l'appart où l'architecte des nouveaux propriétaires doit passer, en l'attendant on joue au scrabble (elle gagne les 2 parties) puis on part à Villebon pour passer la soirée chez Pascal, qui vient de rentrer...
Repas délicieux à la fraîche (patates/ épinards/ haddock et tarte aux mirabelles par nous-mêmes dénoyautées). Du très bon whisky avant, du très bon rouge pendant... et une partie de triomino avant d'aller dodo (tous les vélux grands ouverts)
Je profite d'un grand lit où je ne dors pas trop mal (mais pas trop bien non plus)...

vendredi

Petit-déj' à Villebon, puis je rentre à Paris en rer (une grande première pour moi) grâce à mon passe navigo...
Je vais voir NERVE aux Halles parce que c'est là que je suis, et parce que c'est le premier film qui démarre à ce moment. Un film pour ados pas mal foutu, métaphorique sur les réseaux sociaux et les vilains sites qui vous obligent à faire des choses pour la course à l'audimat (mais rien ne vaut la bonne vieille amitié pour en venir à bout, et tiens, encore mieux, l'amûûûr...)
Puis je rentre à l'appart pour grignoter, boire, et je n'en bougerai plus jusqu'au soir (le flemme de me rhabiller pour ressortir...)

samedi

Nuit chaude... Tout est ouvert, mais pas d'air, je dors mal et suis réveillé à 2h du mat' par Alissa qui rentre de Rock en seine (et c'est de ma faute parce que j'ai laissé la clé dans la serrure...)
Comme ils annoncent la journée la plus chaude, je décide de la passer... au cinéma!
D'abord, à 11h au Cinéma du Panthéon, l'avant-première de NOCTURAMA de Bertrand Bonello, en présence du réalisateur (ensuite, pour la discussion). Gros coup de foudre pour le film, pour la maîtrise de la mise en scène de ce récit en 3 temps (la mise à feu, l'attente et l'épilogue), je suis en état de sidération, le meilleur film de BB pour moi, sans hésitation.
Ensuite au Reflet Medicis EROTICA, EXOTICA, ETC. Un doc sur les marins et les putes, plastiquement superbe, un peu excessivement lyrique parfois, mais bon, un film qui exalte "ces marins grecs au torse poilu, si caressants, qui sentent l'homme" ne peut qu'être qu'encouragé...
Il fait toujours aussi chaud alors j'enchaîne hélas sur DANS LE NOIR, une niaiserie sursautante d"où je sors à la moitié du film...
Et je rentre à l'appart, pour le dernier soir que j'y passerai (et la dernière nuit aussi...)

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mercredi 24 août 2016

paris en temps réel ou presque 2

dimanche

Plutôt bien dormi 
(6h avec la machine et 3 de plus sans)
Un gros petit déj', puis longues hésitations sur le programme du jour. Finalement première séance à 11h : MOKA , pour Emmanuelle Devos (et Nathalie Baye qui s'en sort très bien aussi, en blonde) dans un film de vengeance assez tendu, qui manque de virer à la catastrophe mais nous offre une jolie fin.
J'avais prévu d'aller ensuite à l4archipel mais il pleut, alors retour à l'UGC Les Halles pour voir LE BON GROS GEANT. Dans une petite salle, une copie curieusement rédigée pour le VF (tout est écrit en français) mais pourtant en VO. Longtemps que je n'avais pas vu de film de Spielberg; Trouvé ça saoulant au début (les gros bourrins de géants) mais c'est beaucoup mieux ensuite.
Puis je repars vers l'Archipel, tout le long du Bvd de Sébastopol, où je vais voir BELLA E PERDUTA, un film italien très beau mais très ambitieux. Arlequin, camorra, buflone, Donizetti, ritalissime avec des acteurs dans leur propre rôle. Complexe.
Auparavant, j'ai discuté avec un vieux très gros monsieur brésilien, amateur de cinéma italien, qui me salue poliment après avoir échangé quelques mots à l'issue de la séance.
Et je rentre à l'appart me faire sauter des courgettes...

lundi

Dormi moyen
Après le petit déj' et quelques tergiversations, (je regarde les sites où on peut acheter des appareils photo numériques, c'est comme si j'étais en manque...) direction MK2 Beaubourg (le pass navigo a bien été activé) à 10h40 pour LE DECALOGUE 9 et 10, Du très beau cinéma en copie restaurée, celui sur les infidélités matrimoniales (dont je me souvenaos très peu) et celui sur les timbres (dont je me souvenais, par contre, très bien.
Puis je prends le métro pour aller où ça? Après réflexion, au MK2 Bibliothèque, o= je vais voir TONI ERDMANN, joli film allemant aussi bien fichu que touchant, mais certainement ni la Palme d'Or ni la comédie joyeusement poilante que la majorité des crtiques avaient décrit(e?)...
En rentrant je photographie dans le métro un jeune homme très joli avec mon téléphone... Direction les Halles où je chope à l'UGC le dernier STARTREK qui est très pyrotechinque z'effets spéciaux au début, mais s'arrange un poil ensuite - mais reste très bruyant, et trop visiblment ciblé ados) ; parce qu'on y entrevoit un couple homoparental et parce qu'un des personnages s'appelle Chékov, il sera beaucoup pardonné...
Retour à l'appart pour y cuisiner des spaghettis (avec le reste de courgettes d'hier)

mardi

Pas trop mal dormi
Jourrnée de merde. Lumbago d'abord (en me penchant pour prendre un truc dans la valise); Un petit, mais quand même. Je marche comme un petit vieux jusqu'à la pharmacie

(là j'avais raconté lce qui s'est passé ensuite minutieusement, tout bien en détail, et, à la fin, Canalbl*g a planté et refusé d'enregistrer, ne sont restées que les trois premières lignes, j'ai pensé que c'était un signe et donc je ne recommencerai pas)

Pour résumer, mon portefeuille s'est volatilisé entre le magasin Boulinier de Bonne Nouvelle et le quai de la station Bonne Nouvelle, soit une centaine de mètres grand maximum, Au décompte des pertes, ma carte bancaire (j'ai fait immédiatement opposition téléphoniquement, ça coûte bonbon), ma carte d'identité (bah j'ai un passeport) ma carte vitale, et 25 euros (heureusement, la veille, j'avais transféré 100 euros qui s'y trouvaient dans la poche de ma valise restée à la maison... comme un pressentiment, pourrait-on dire)
Ca m'a agacé, avouons-le, mais pas plus que le lumbago qui continuait de flamboyer dans mon dos à intervalles réguliers.
après avoir fait l'opposition et divers trajets en métro, je me suis retrouvé aux Halles, et suis allé voir deux films coup sur coup : d'abord ENDLESS SUMMER, sur un groupe de surfers, film merveilleusement idiot et inintéressant qui m'a juste permis de passer le temps et de me ressaisir, suivi de INSAISISSABLES 2, une histoire de magiciens justiciers hyper doués et désintéressés, avec à leur tête Mark Ruffalochounet, toujours aussi mimi et là je me suis même intéressé au film, qui est virtuose (même si ciblé ados) et qui m'a même donné envie de voir le 1!
puis retour à l'appart (il y fait très chaud) casse-croute, petite lessive, soirée tranquille avec la Leffe rituelle...
Demain est un autre jour...

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dimanche 21 août 2016

paris (en temps réel quasi)1

Le train de 5h49 est bien parti à l'heure et arrivé à l'heure aussi.
Le gardien était prévenu et m'a donné la clé de l'appart sans histoires,
A 10h j'étais au Franprix comme d'hab' pour faire les provisions (comme d'hab')
Puis suis parti direction Arts et métiers, pour humer le vent parisien (car depuis deux jours, je re-sens légèrement...)
D'abord pour voir s'il n'y aurait pas eu un sony cybershot d'occase (hélas non) puis le MK2 Beaubourg, puis Les Halles... Le Chantier de la Canopée a disparu, lplus de palissades jeunes et vertes, les boutiques sont ouvertes), il reste encore des palissades autour des trvaux d'aménagement du jaedin, mais le"point de vue" a disparu, et on ne peut donc rien en voir... déception.
Je vais voir DERNIER TRAIN POUR BUSAN, qui décoiffe sa race... (film de zombies coréen)
A la Fnac Forum, pas de sony d'occase non plus...Je vais à pied à St Michel fouiner dans toutes les librairies d'occase pour trouver un Tim Dorsey : RIEN! Rien de rien, chou blanc, le vendeur de Gibert à qui j'ai posé la question m'affirme, après consultation informatique, en avoir trois dans le magasin, mais ne sera pas fichu d'en retrouver un seul en rayon...
Je vais voir PARASOL à l'Espace St Michel (un film belge délocalisé à Majorque) plastiquement très réussi mais quand même très triste (Ulrich Seidl n'est pas loin), trois histoires mettant en scène trois personnages (un père, une mère, un fils), où il sera question, entre autres, de mensonge et de tromperie. Plastiquement très abouti, mais humainement onconfortable, entre aigreur et amertume.
J'envisageais d'aller voir Stalker au Desperado (unique séance restante à 20h30) mais il s'avère
1) que le cinéma est très mal desservi question métro
2) que ledit trajet en métro jusqu'à chez Malou s'avère assez compliqué
3) que le film durant deux heures et demie, le retour risque de s'effectuer assez tard
J'abandonne l'idée donc, aussitôt que j'ai réussi à trouver une station (Maubert-Mutualité) et je rentre à la maison (j'ai mal à la jambe te un peu au dos aussi) presque sans regrets, pour me cuisiner un plat de courgettes sautées à l'huile d'olive (et au curcuma) en buvant une Guinness et en réfléchissant à mon avenir parisien immédiat

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mercredi 3 août 2016

coma

Voici la toute dernière photo prise par mon appareil avant qu'il ne refuse obstinément de s'ouvrir et de fonctionner... (Cela faisait quand même quelques jours qu'il avait commencé à pedzouiller, ce fichu "gros zoom"...) J'attendrai donc le retour de vacances de mon marabout/réparateur de Perpignan (mais bon il me reste toujours mon téléphone...)

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(je reconnais qu'elle n'est ni très nette ni d'un grand intérêt
mais bon c'est la dernière... c'était le 28 juillet, à 16h46.)

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vendredi 24 juin 2016

les regrets ?

Après l'entre-deux (ou bien / ou bien), les regrets.
Assez logiquement d'ailleurs.
A ce mots "regrets" j'associe immédiatement deux choses : la belle chanson de Souchon du même nom ("Je voudrais que tout revienne alors que tout est passé, et je chante à perdre haleine que je n'ai que des regrets...") et le joli bouquin de Jacques Drillon "Le livre des regrets" (découvert grâce à mon ami Philou).
Tt puis tiens, comme ça, au débotté, me reviennent deux lignes d'une chanson de Joe Dassin "il y a les filles qu'on regrette et celles qui laissent des remords..." (ça marche aussi avec les garçons, ne vous inquiétez pas) mais c'est ça, justement,  qui me plait dans les regrets, c'est que ça marche dans les deux sens : il aura pu écrire "celles qu'on regrette et celles qu'on regrette" mais cela aurait été plus difficile à comprendre illico.

Car les regrets sont doubles. Duels. Allez un petit coup de dico (Lar*usse), au mot regretter :

  • Éprouver l'absence ou la disparition de quelqu'un, quelque chose comme un manque pénible, douloureux : Regretter ses amis disparus. Regretter sa jeunesse.
  • Être mécontent de ce qu'on a fait, se reprocher d'avoir agi d'une certaine façon : Je ne regrette pas de m'être dérangé.
  • Être mécontent d'une situation, d'une action qui va contre ce qu'on juge souhaitable : Nous regrettons que vous partiez.

D'ailleurs, quand j'ai g**glé "regretter définition larousse", les 3 premiers items de la page étaient : "définitions : regretter", "définitions : amèrement", et "définitions : désirer".
Quel verbe délicieusement ambigu, quel verbe superbement faux-cul, non ?
Pensez-y la prochaine fois que vous direz "je regrette" (ou que vous vous l'entendrez dire, c'est valable aussi dans ce sens là...)

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mercredi 22 juin 2016

entre-deux

C'est le mot qui m'est venu, ce soir.
Parmi plusieurs définitions, Larousse propose :

  • Partie ou place qui sépare deux choses.
  • État intermédiaire entre deux extrêmes.
  • Meuble à hauteur d'appui placé entre deux fenêtres (XVIIIe s.). 

C'est comme si j'avais réussi à mettre le doigt dessus, comme si je l'avais sur le bout de la langue...
Aujourd'hui fut une belle journée, le premier jour de l'été, il a fait exceptionnellement beau et chaud (trop ?), je l'ai passé à Besançon, j'ai mangé à l'Hermitage à midi avec Catherine et Dominique, j'ai reçu un chèque-livres, et une orchidée que j'ai promenée ensuite dans son sac tout l'après-midi, j'ai vu un film au Victor Hugo avec Dominique (Maintenant tout de suite, de Pascal Bonitzer) suivi d"un autre, tout seul, au Beaux-Arts (Bienvenue à Marly-Gomont, il s'agissait d'un film gratuit que je ne pouvais choisir qu'en ce jour précis) où je fus d'ailleurs tout seul dans la salle, j'en ai profité pour ne pas éteindre mon téléphone et j'ai répondu à plusieurs sms d'amies, je suis sorti ensuite sans trop d'encombre de Besac, j'ai respecté la limitation à 70 par crainte du radar-chantier, je me suis arrêté à mon endroit habituel et j'ai appelé Manue, elle n'était pas là, alors je suis rentré directement (en respectant la limite à 80 ce que ne semblait pas accepter au début le poids-lourd qui roulait derrière moi mais qui s'y est fait, et je me suis -rituellement- arrêté un peu sur un parking, pour y prendre un peu le frais (menteur),

où j'ai observé longuement un jeune routier barbu et torse-nu, qui faisait la sieste et m'est apparu, magnifiquement, après qu'il ait eu relevé le rideau de sa cabine (du côté chauffeur) et que cette apparition m'ait ravi, il prenait un peu des poses, j'ai sorti doucement l'appareil-photo et je l'ai photographié tout aussi doucement, craignant à chaque instant qu'il ne tourne la tête, me voit en train de le photographier, et  saute du camion pour venir me casser la gueule -il n'était qu'à une cinquantaine de mètres-, il était assis torse-nu sur son siège, a sorti d'abord un bras (le gauche) qui tenait la cigarette, puis a montré ses jambes, qu'il avait nues aussi, s'est repeigné la barbe dans le rétro, en lançant de temps en temps des coups d'oeil, mais rien d'insistant, juste comme de la curiosité, a jouoté avec son téléphone, a relevé ses jambes, la vitre de la cabine lui faisait un cadrage cinématographique, je suis descendu de la voiture, remonté, redescendu, il était en contrebas, je suis monté en direction du sous-bois où je savais que d'autres étaient en train plus ou moins de s'ébattre, je le voyais, il m'observait je crois dans son rétro, il me voyait le voir, je lui montrais le chemin, et je me suis dit à quoi bon, pour quoi faire, je suis donc redescendu et j'ai vu qu'il avait refermé le rideau côté conducteur, alors je suis remonté dans ma voiture, et quand j'ai mis le contact la portière de son camion s'est ouverte, il s'était rhabillé, il était en train de lacer ses baskets, et je me suis redit oui, à quoi bon, pendant qu'il descendait du camion, (non il n'avait pas du tout l'air armé d'intentions belliqueuses) ce jeune barbu magnifique (trop jeune trop barbu et trop magnifique), il est allé jusque derrière le camion pour pisser pendant que je passais à sa hauteur (la scène au cinéma aurait nécessité un mouvement d'appareil sans doute complexe), je roulais très lentement, je continuais de l'observer (je tâchais de) et je n'ai pas pu m'empêcher de m'arrêter à l'extrême sortie du parking (presque sur la bande d'arrêt d'urgence), je ne voyais plus que ses pieds derrière le camion, puis qui se sont remis en marche mais direction le sous-bois, il s'était décidé, il y grimpait, et j'ai redémarré pour de bon, définitivement, en me reredisant oui vraiment vraiment à quoi bon ?

et que c'était tout à fait moi ça, de passer tout ce temps dans la contemplation de cette apparition, à piquer furtivement des images, et de décider de m'enfuir et de couper court au moment précis où se produisait ce que j'avais peut-être espéré qui allait se produire, mais que je réalisais que finalement c'était bien mieux sans doute quand ça restait au stade du "j'espérais que" ou "j'aimerais que" et que je n'en avais finalement pas si envie que ça, que cette chose se passe, ou pas envie que ça se passe mal, ou pas comme j'aurais souhaité, que je ne savais pas comment réagir

et que ce n'était pas la première fois que les choses se passaient comme ça, que je réagissais comme ça, quand il ne se passait rien j'espérais qu'il allait se passer quelque chose, et quand il se passait quelque chose je faisais comme s'il ne se passait rien, ni ci ni ça, que l'idée même d'essuyer un refus, de ne pas lui convenir m'était pénible et justifier que je n'essaye même pas, que je préférais finalement ne pas savoir, et continuer de rêver, et je me disais tout ça en roulant et ça me rendait un peu mélancolique, oui, mais que c'était tout de même un joli cadeau

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